27.9.12

Suis-je ou non un photographe contemporain ?

Il semble parfois qu'au vu de ma dernière série Une femme française en Orient - parce qu'elle est en argentique et en noir et blanc - pour mes interlocuteurs la question se pose de savoir si je suis ou non un photographe contemporain.


Parce que je ne fais pas en ce moment de grands formats en couleurs comme le voudrait la tendance ?

Je vous livre ci-dessous un texte de Giorgio Agamben qui traite justement de la notion de contemporain et qui me parait apporter une réponse satisfaisante pour ce qui concerne mon travail :

Dans un petit livre qui reprend la leçon inaugurale du cours de philosophie théorique donné en 2005-2006 à l'université de Venise, Giorgio Agamben interroge en six points la notion de contemporain. « De qui et de quoi sommes nous contemporains? Et, avant tout, qu’est-ce que cela signifie, être contemporains? »

La première proposition, faite en écho à un remarque de F. Nietzsche considère que "Celui qui appartient véritablement à son temps, le vrai contemporain, est celui qui ne coïncide pas parfaitement avec lui ni n'adhère à ses prétentions, et se définit, en ce sens comme innactuel; mais précisément par cet écart et cet anachronisme, il est plus apte que les autres à percevoir et à saisir le temps." Autrement dit, à vouloir coller à son époque, se couler pleinement dans les schémas qu'elle propose, est la meilleur façon de ne pas la voir. C'est la question de la distance qui est ici pointée, la distance suffisante pour une mise au point nécessaire.
La seconde proposition s'appuie sur la lecture d'un poème qui, par la métaphore de la colonne vertébrale, suggère l'idée de l'enchaînement et de la rupture que représentent la figure du siècle, de l'espoir naissant à ses feux resplendissants, jusqu'à son terme que le poète chevauche et envisage.
De ce corps à l'échine brisé, se retournant sur lui même pour contempler ces propres traces, le poète - contemporain de ce siècle -  « est donc celui qui fixe le regard sur son temps pour en percevoir non les lumières, mais l'obscurité." et plus loin, G.Agamben précise : "Contemporain est celui qui reçoit en plein visage le faisceau de ténèbres qui provient de son temps." 
Une réflexion sur l'astrophysique puis sur la mode conduisent l'auteur à poser la question du temps discontinu, entre la notion d'actualité et d'inactualité, entre un trop tôt et un trop tard, entre un "pas encore",  un "ne plus", un futur et un passé décliné au présent, ravivé comme la lumière d'un astre déjà mort qui rayonne encore pour nous.
Ce déphasage, cette torsion du temps pose enfin la question de la relation souvent étroite qui se manifeste dans les signes contemporains d'un archaïsme, d'une origine. "Les historiens de l'art et de la littérature savent qu'il y a entre l'archaïque et le moderne un rendez-vous secret, non seulement parce que les formes les plus archaïques semblent exercer sur le présent une fascination particulière, mais surtout parce que la clé du moderne est cachée dans l'immémorial et le préhistorique.", et d'en déduire : "Etre contemporain signifie en ce sens, revenir à un présent où nous n'avons jamais été."

"C'est comme si, cette invisible lumière qu'est l'obscurité du présent projetait son ombre sur le passé tandis que celui-ci, frappé par ce faisceau d'ombre, acquérait la capacité de répondre aux ténèbres du moment."

 
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Giorgio Agamben « Qu’est ce que le contemporain ? », traduit de l’italien par Maxime Rovere. Rivages Poche (Petite Bibliothèque), juillet 2008

24.9.12

FOTOFEVER Bruxelles




Bonne nouvelle de cette rentrée, je suis heureuse d'avoir été choisie par Nathalie Locatelli pour exposer sur le stand de la Galerie 127 lors de l'édition de Fotofever Bruxelles.
A cette occasion nous avons choisi de montrer, en plus des nouvelles photographies d'Une femme française en Orient,  une sélection des polaroïds originaux de Journées tunisiennes.

Une projection de L'Egypte de Flore - le documentaire d'Adrian Claret-Pérez consacré à mon travail - est programmée jeudi 3 octobre à 14h30.

Ceux qui souhaiteraient venir me faire un petit signe d'amitié pourront me retrouver sur le stand de la Galerie 127 le jeudi de 14h à 22h et le vendredi de 11h à 19h.

A. malheureusement (pour moi) ne sera pas du voyage occupé en Andorre par la promotion de son nouveau documentaire.


18.9.12

Avant, c'était l'été

Dimanche,
je me console de n'avoir pas accès au labo pour cause de stage de sténopé en achetant une petite image estivale.

 

Je crois que c'est le mélange entre le sujet et le cadre qui me fait ainsi craquer.

13.9.12

Lecture de portfolio à distance

Cette histoire de lecture de portfolio assistée par skype peut paraitre surréaliste comme semble le penser Nicolas L dans son commentaire mais il faut imaginer, beaucoup de gens qui font de la photographie ou qui sont photographes vivent ailleurs qu'à Paris - en France ou à l'étranger - et quand le prix du billet d'avion ou de train se rajoute au prix de la lecture elle-même, ça fait vite une somme coquette.

Certains pourtant souhaitent avoir mon avis et que je les accompagne dans leur recherche, ils comprennent bien que ce ne sera pas exactement comme un tête à tête mais ils savent aussi que je ferai mon maximum.

Ce matin, j'ai Florence G en ligne.
Elle ne vit plus à Paris.
Elle se prépare à sa première exposition collective, c'est un beau moment en perspective mais elle a encore mille interrogations concernant la numérotation et le prix des tirages, le choix du papier, l'encadrement, le titre de la série etc
Comme beaucoup d'entre nous, elle cherche quelqu'un de confiance vers qui se tourner pour évoquer ces sujets nouveaux pour elle, quelqu'un de neutre, de bienveillant - qui ne soit ni ses copains ni sa galerie - avec qui avoir un échange, comment dire, protégé.
Le dossier arrive hier sur ma boite mail, il comprend des photos, des réflexions, des questions, je le regarde attentivement, je prends des notes.

Nous nous somme fixé un rendez-vous précis ; à midi, mon skype sonne, nos webcams fonctionnent, nous pouvons nous saluer, nous sourire, ses photos sont ouvertes sur mon écran (calibré !), nous travaillons bien.

Disons que seul le café manquait.

Et les tirages ? me direz-vous.
Et vous savez que j'adore ça.

Mais, allons, soyons francs, dans les lectures habituelles, on regarde tant de tirages de lecture, d'écrans de portables ou d'IPad, de livres numériques que ça ne change guère ; je vois bien quand même si l'image est équilibrée ou non, magenta ou pas, si elle s'accorde avec le reste d'une série et si le tout est cohérent avec le discours du photographe.

Et puis, les personnes qui s'adressent à moi espèrent que je vais les aider à progresser d'une manière ou d'une autre sur des travaux qui sont, la plupart du temps, en cours ; je ne suis pas une galerie qui regarde un portfolio avant de choisir un artiste - du coup le tirage vu "en vrai", tenu à la main, ne revêt pas la même importance fondamentale.

Enseigner la photographie argentique ne signifie pas nécessairement que je suis restée bloquée au XIX° siècle, je n'arrive pas en calèche à l'Atelier, j'adore mon IPhone 4 S - ce n'est pas le 5 qui m'en fera changer - et lorsque la technologie peut se mettre au service de la transmission, je ne vois aucune raison de chipoter.

11.9.12

Ma "rentrée" , comme on dit

Alors, pour être franche, ma "rentrée" ressemble tellement à ma "fin de saison" qu'on pourrait croire - n'était le temps déjà péniblement automnal - que je n'ai pas quitté Paris durant cinq bonnes semaines.

Ce qui change, c'est que dans l'été, je suis devenu une photographe franco-espagnole ; vu la crise en Espagne, on se doutera bien que cette jolie double nationalité n'a pas d'ambition lucrative.

Ce qui change, c'est essentiellement que mes élèves arrivent bronzés à nos rendez-vous et riches de leur petite moisson estivale.
C'est est déjà pas mal, j'en conviens.

Ce qui change,  c'est,  en octobre avec la Galerie 127, Fotofever-Bruxelles au lieu de Fotofever-Paris.
Pour le reste, côté expo perso, nous parlons maintenant de la saison 2013-2014.
Quand je suis en forme, je trouve que c'est super, professionnel, rassurant, tout ça.
Si je suis un peu fatiguée, je trouve ça  juste loin.

Dans l'ensemble, c'est toujours-encore-de-nouveau la course, le planning partagé entre l'enseignement et le travail perso, peu de temps vacant et autant de bonnes résolutions que si c'était le Nouvel An.
Travailler plus, faire plus d'expo, sortir plus, recevoir plus etc.
Exemple : fêter la Journée nationale de la Catalogne un verre de Cava à la main, écouter le dernier concert de oud d'un palestien qui rentre en Palestine.
Avoir une deuxième vie quoi !

Ce qui change, c'est qu' une mes élèves - Ingrid Milhaud - rejoint l'équipe de profs de l'Atelier et ça ce n'est pas rien, c'est une grande première dans mon parcours d'enseignante ; avoir suffisamment transmis à quelqu'un pour qu'il puisse (et qu'il ait envie) de transmettre à son tour.
C'est  ma fierté de l'année.

Ce qui change, c'est maintenant les lectures de portfolio, non plus en tête à tête à Paris dans mon salon mais via skype et une webcam avec l'autre personne à l'autre bout de la France.
On n'arrête pas le progrès.
Pour une prof spécialisée dans l'argentique, je me trouve assez futuriste !
C'est ma joie de la semaine.

10.9.12

De retour


Alors, je n'essaierai pas de vous faire croire que, reprenant les cours à l'Atelier hier lundi, je suis rentrée de vacances dimanche soir comme une fleur.
Non, non, j'ai posé mes valises, mes espadrilles, mon chapeau de paille et l'Arca, si gentiment prêtée par Marie-Noëlle, dès fin août mais je m'étais fait cadeau d'une semaine toute seule au labo avant la reprise, ce qui explique mon silence jusqu'ici.

                                                                                           © A.







Bel été.
Pas très photographique.
Nous avons fait un toit.
Avec quelques amis.
Dont Jean-François.
Faire un toit avec un ancien élève,
c'est la vie qui continue, j'imagine.





Le tirage c'est assez long et ma semaine n'avait que six jours ; vendredi, je suis "descendue" à Marseille pour fêter dignement l'inauguration du Percolateur, le lieu consacré à la photographie qu'ouvre Marco Barbon.
Avec Marta, Florence et Hervé, on avait fait un petit charter amical à vrai dire.  

Créer un nouveau espace destiné à la photographie, que ce soit à Marseille ou ailleurs,  je trouve que c'est déjà sacrément courageux, culotté je dirais même.
On voulait être là.
Apparemment,  pas mal de gens avaient eu la même idée et, à la louche, nous étions bien 400 à nous presser dans les salles, à boire du thé à la menthe - ou tout autre chose - en discutant de la programmation future ou de photographie en général.



                                                                                               © Nathalie Dalliès












En prime de cette soirée fort festive, j'ai eu droit à un bain de mer aux îles du Frioul et à la compagnie charmante d'un autre copain photographe Cyril Carret.


Pour le reste, avouons-le, je n'ai rien vu de Marseille, à peine la Fnac où j'ai cherché une monographie de Mario Giacomelli.
En vain.
Et la librairie L'odeur du Temps.
Où je l'ai trouvée.

6.9.12

Lectures de Portfolios à Voies Off / Arles 2012

Arles, en juillet dernier, L'Oeil de l'Esprit participe aux lectures de portfolios organisées, cour de l'Archevêché, par le Festival Voies Off.
Alors que la rentrée de l'Atelier, prévue pour le 10 septembre, se prépare et que, chaque jour au téléphone, nous répondons à des demandes de renseignements sur notre pédagogie ou le contenu de nos cours, voici un petit aperçu tardif de ces lectures auxquelles j'ai eu le plaisir de participer.
Il est bon savoir que la rencontre avec l'expert durant la plupart des lectures ainsi organisées dans le cadre d'évènements est en général de 20 mn alors que lorsque je reçois un photographe à Paris pour regarder son portfolio notre rendez-vous dure au minimum 1 heure.
C'est forcément un peu différent.


19.7.12

Cap au sud

Je vous souhaite de vraies belles vacances,
sensuelles et gaies,
ressourçantes.
 
Rendez-vous en septembre, si le cœur vous en dit.

13.7.12

Avignon - Exposition Sophie Calle

Ensuite nous allons passer quelques jours en Avignon chez des amis chers.
Impossible pour moi d'imaginer repartir sans aller voir l'exposition de Sophie Calle.
Il est très important pour moi de voir comment elle a fait face, comment elle s'est débrouillée, si je peux dire, devant ce drame, la  mort de sa mère.
Elle, en tant qu'artiste, confrontée à une perte presque aussi universelle que la mort inévitable de chacun d'entre nous.

Je vais pour voir sa réponse.
Je vais pour voir une réponse possible.



Et, tandis que j'y suis, je pense que c'est un travail, une installation, qui méritent beaucoup de respect.
En vérité, les mots me manquent mais si vous passez par là...

8.7.12

Arles - Les Rencontres Photographiques

Peut-être que j'avais imaginé un instant écrire durant notre séjour en Arles mais c'était certainement sans trop y croire puisqu'en fin de compte, nous sommes partis sans ordinateur - et encore bien assez chargés à mon goût.
En résumé, pour moi, Arles cette année, ça aura été avant tout une meilleure organisation que l'an passé ; en conséquence de quoi au lieu de rentrer épuisée et comme presque dégoutée de la photographie, j'ai pu faire avec entrain mon travail d'expert tout en ayant assez de temps et d'énergie pour profiter de la programmation et passer du temps avec des gens que j’apprécie. 

Côté Lectures de portfolios à Voies Off  j'ai eu de nouveau grand plaisir me livrer à cet exercice un peu délicat qui consiste à essayer d'aider quelqu'un dans sa pratique photographique en restant dans le cadre des 20 mn octroyées.
Comme nous l'avions demandé, nous n'avons vu aucune photo sur écran, chacun ayant joué le jeu en portant des tirages, et (ai-je eu de la chance ?) les travaux qui m'ont été soumis m'ont parus d'un niveau supérieur à celui des années précédentes, ce qui est forcément motivant.

Côté Rencontres photographiques beaucoup d'images vues et la plupart oubliées dans l'instant.

 Mon séjour en trois points forts :

Mercredi.
L'après-midi de notre arrivée l'exposition Gitans de Josef Koudelka.
Ce sont des photographies, une centaine, âpres de forme et de fond, qui ont envahi ma tête comme entrainées par une bourrasque et n'en sont pas reparties.
Je ne me rappelle pas de chacune en particulier mais l'impression est là, tenace.
Le noir, le blanc, le grain, le cadre.
Et toutes ces maquettes préparatoires pour des livres.
Ensuite, j'ai voulu aller l'écouter, nous avons fait la queue et nous étions assis si loin qu'on le voyait petit en bas mais c'était quand même un plaisir de l'entendre parler franc et digresser sans trop répondre aux questions.

Jeudi.
La vidéo de Sophie Calle.
Pas, à l'étage, les photos et les textes sur les aveugles, qui, c'est selon, touchent ou ne touchent pas et, quant à moi, me donnent la pénible impression que les photos ne servent à rien mais au rez-de-chaussée la vidéo.
Sur quelques écrans, juste ces gens qui voient la mer pour la première fois, presque rien et tout est là.
Superbe. 

Vendredi.
Se lever tôt pour la conférence orchestrée par Natasha Wolinski pour Antoine d'Agata.
Quelques sièges sous des arbres dans une petite cour intimiste et d'Agata à deux mètres.
De ces moments qui aident, qui éclairent, qui encouragent.
Et il me semble qu'il y a toujours d'un côté ceux qui parlent de l’œuvre d'un tiers, pour aussi brillamment que ce soit, et de l'autre, l'auteur qui parle de son propre travail ; pour un peu qu'il soit honnête, c'est une chance d'être là pour entendre.
C'était une chance d'être là.

Samedi.
Shopping.
Librairie Actes Sud, un livre, Le Mont Né de Jean-Michel Fauquet chez Filigranes Éditions et plus tard deux petits tirages anciens avec beaucoup plus de charme que de valeur.

27.6.12

A. et moi seront présents en Arles du 4 au 10 juillet à l'occasion de la semaine professionnelle des Rencontres de la Photographie.
Je participerai une nouvelle fois en tant qu'expert aux Lectures de Portfolios organisées par Voies Off.
Cette année, l'invitée de L'Oeil de l'Esprit sera Natasha Christia.
En plus d'être l'assistante d'Hubert de Wangen, elle est éditeur/auteur pour de nombreux magazines photo internationaux.
Ceux qui suivent se souviendront peut-être d'avoir déjà entendu parler d'elle en juin dernier lors de mon exposition à la Kowasa Gallery de Barcelone et savent donc combien j'ai d'estime et d'amitié pour elle.
Je me réjouis vraiment de cette occasion de la retrouver.

Vous pourrez nous rencontrer (Cour de l'Archevêché, place de la République) pour nous montrer vos travaux et écouter nos conseils selon le programme suivant (chaque jour de 15h à 17h) :
Jeudi 5 - Avec Louise Narbo.
Vendredi 6 - Avec Natasha Christia
Samedi 7 - Louise Narbo et Natasha Christia


23.6.12

Tandis qu'à Paris...


... la projection du nouveau documentaire réalisé par Adrian Claret-Pérez  - qui lui apporte assez de compliments pour l'encourager à se lancer bientôt dans un nouveau projet - est suivie d'un agréable déjeuner de soleil entre amis.



A Tokyo,
se déroule le vernissage des expositions que la galerie Wada Garou nous consacre
à Deborah Benzaquen et à moi-même.

© Déborah Benzaquen

Ci-dessus (de profil) Ryuji Taira devant mes tirages.







18.6.12

Une vente aux enchères pour "Ouvrir les yeux"

Comme on imagine, en tant que photographe, je me sens concernée par ce qui, de près ou de loin, touche aux yeux, c'est pourquoi, je suis particulièrement heureuse d'avoir était sélectionnée pour la prochaine vente aux enchères de photographies au profit de Ouvrir les yeux -  association créée en 2000 afin de venir en aide aux personnes atteintes de maladies génétiques du nerf optique et soutenir la recherche médicale.

Le catalogue contiendra 137 lots, dont certains avec des signatures aussi remarquables que Christine Spengler et Jane  Evelyn Atwood.

Voici celles de mes photos qui ont été choisies :



La vente sous l'égide de Maitre Henri Anton aura lieu dimanche 1er juillet à 16 heures à l'Auditorium du Palais des Congrès du Touquet.
Les photographies seront présentée la veille, le samedi 30 juin au Salon Schuman du Palais des Congrès de 16h à 19h.


Une belle occasion d'acquérir de la photographie contemporaine
en se montrant généreux.

15.6.12

Tandis qu'à Tunis...

... la question de l'art se pose avec plus de brutalité que pour ma modeste personne, il est évident que je suis avec un intérêt extrême les évènements et que mon soutien va aux artistes exposés et à ceux qui les défendent et, à travers eux, le fondamental respect de la liberté d'expression.
Pour aussi dérisoires que soient les écrits sur un blog...

Maintenant que la caisse contenant les photographies de l'exposition de Tokyo a quitté la maison - son poids paraissant m'avoir été ôté de dessus la poitrine - et que je peux de nouveau penser à autre chose, je tiens à remercier ici, très chaleureusement, celles et ceux qui m'ont apporté leur soutien et m'ont témoigné de leur sympathie ou de leur affection.
Ce fût vraiment précieux, sachez le.

12.6.12

De l'autre côté

Aujourd'hui encore labo de 8h30 jusque bien après minuit.
Je peine à me rappeler que la photographie m'a donné du plaisir.
Bon pour ceux qui suivent, j'ai changé la serviette de toilette.
Chaque soir A. de me demander gentiment si ce soir je rentre dormir à la maison.

Le plus souvent, j'hésite à dire que je suis une artiste*,
ça m'écorche la bouche,
j'ai l'impression d'être une usurpatrice.

Parfois, c'est plus clair ;
ce n'est pas moi qui suis du côté du manche.

* Essayez juste de penser deux secondes à cette immonde expression "photographe d'art" ,
dans un diner en ville "je suis photographe d'art", sans rire, c'est impossible,
tout de suite c'est la petite boutique à Limoges avec ses portraits de communiantes ingrates,
en studio, en couleurs, avec le flou artistique qui va avec, hein ?