9.5.14

Bangkok - Rome via Marrakech

Durant des années qui vont ont parues interminables, le temps entre deux voyages était toujours trop long pour vous ; sitôt arrivé vous repreniez un billet pour n’importe où mais ailleurs et vous viviez vos journées dans l’impatience du prochain départ.
Et puis sont venus les jours où faire et défaire les bagages s’enchainait de plus en plus vite.
Vous n’aviez plus jamais à chercher votre passeport en farfouillant dans les tiroirs du secrétaire, il trainait le plus souvent sur la table basse avec un mélange de monnaies étrangères, votre valise - elle sentait les épices et le musc - ne restait ouverte au milieu du salon que le temps nécessaire à laver le linge qu’elle avait contenu.
C'était des tissus légers pour pays chauds.
Et les heures que vous dormiez dans votre lit n’étaient guère plus nombreuses que celles où vous reposiez dans un lieu inconnu.

Vous n’attendiez plus.

9.11.13

Fotofever-Paris 2013

Actualité bien chargée en ce moment et qui ne me laisse guère le temps d'écrire comme vous avez pu malheureusement le constater.

A l'occasion de Fotofever-Paris,

la Galerie 127 montrera un extrait de

Tirage pigmentaire d'après polaroid. Format 60x60 Édition de 5

Il s'agit là d'une série de photographies faite en Égypte entre 2007 et 2008 et qui a donnée lieu au documentaire L’Égypte de Flore réalisé par Adrian Claret-Pérez.


Ainsi que des polaroids originaux de Journées tunisiennes.

Polaroid original. Format 8x8 cm

Celles et ceux qui souhaiteraient me rencontrer me trouveront sur le stand de la Galerie 127 les vendredi 14, samedi 15 et dimanche 17 après-midi.
En dehors de ces moments, je vous invite à prendre contact avec moi auparavant pour plus de sécurité.





13.10.13

Vol Paris-Venise

Petite escapade à Venise et, non, il ne s'agit pas de notre voyage de noce mais bien de voir s'il y aurait moyen de ramener quelques nouvelles photos pour "Les rêveries de Lavinia" à temps pour l'exposition qui démarrera à Paris le 21 novembre.
J'avais beaucoup aimé Venise lorsque nous y étions passés avec A. voilà cinq ans mais je garde le souvenir très net d'une ville difficile à photographier - je veux dire sans tomber dans tous les poncifs - et j’appréhende assez ce nouveau séjour bien que personne ne m'ait imposé cette destination et que je sois venue de mon propre chef comme on imagine.
Je voulais un endroit avec beaucoup d'eau et où trouver davantage d'eau en Italie que dans les alentours de la Sérénissime ?

Une fois n'est pas coutume, mon sac photo est moins radical que d'habitude et, contrairement à ce que je préconise mes élèves, je pars avec deux boitiers différents - un Nikon FM2 avec trois optiques en plus de mon 6x6 - et du coup des films de marques différentes aussi.
Nous verrons si je suis assez aguerrie pour mener deux travaux de front ou si je me suis surestimée...

Pour compenser, j'ai une toute petite valise.
Cette fois-ci, ni aquarelles, ni bloc de dessin, à peine quelques "vedutes" et une minuscule boite de pigments, pour le cas toujours possible où je disposerais d'un peu de temps.
A lire, "Acqua alta" de Joseph Brodsky (chez Arcades Gallimard). 110 pages à peine, heureusement qu'on ne reste pas longtemps.
A écouter, le Stabat Mater, Orlando Furioso et les concertos pour violoncelles de Vivaldi.
A revoir un soir de fatigue, le Casanova de Fellini.
Rien que de très classique somme toute.

Pour écrire, un ravissant carnet de chez Calligranes gentiment offert par une de mes élèves, Lætitia G.

Et, pour le côté fille, restons dans l'Italie, mon dernier coup de cœur, le rouge à lèvres 403 de Giorgio Armani, un beau rouge chaud à la texture légère et à la tenue irréprochable.

10.10.13

Planches-Contacts - Vol I

Petit coup de projecteur, avec beaucoup de retard, sur ce livre sorti début juillet et auquel je suis très fière et heureuse d'avoir été invitée à participer parmi 48 autres photographes aussi talentueux que Michael Ackerman ou Stanley Greene.

Ce recueil met en vis à vis  une planche-contact par photographe ainsi que la photo qui a finalement été choisie accompagnée d'un texte explicitant ce choix.

Quelques livres sont déjà parus montrant des planches-contacts comme la Valise mexicaine ou les contact de l'Agence Magnum mais le plus souvent le résultat est écrasant même pour la passionnée que je suis ; pas facile de regarder à la loupe des milliers de photographies.

Dans le cas présent, il s'agit d'un petit livre, clair, facile d'accès et attachant qui se lit à petits coups un peu comme un recueil de nouvelles et permet d’accéder un peu à l'intimité des photographes.
Les textes apportant beaucoup.

A titre personnel, j'étais vraiment émue de retrouver A. en couverture à côté d'une photographie de Lou Reed qui m'a accompagnée longtemps.

PLANCHES-CONTACTS Vol I
Giammaria De Gasperis
André Frère Éditions

8.10.13

Les exquises miniatures de Marie Rameau

En attendant sa prochaine exposition en décembre à la Point Rouge Gallery, une belle occasion est offerte aux amateurs du délicat travail de Marie Rameau de la rencontrer dans son atelier, de passer un moment  privilégié en sa compagnie tout en découvrant les nouvelles images dans le lieu où elles sont fabriquées.

© Marie Rameau *

Ce billet vaut  invitation pour deux personnes.



Ouverture de l'atelier les 11, 12, 13 et 14 octobre 2013 de 14h à 19h.
2, rue Marcellin Berthelot
93100 Montreuil
M° Croix de Chaveaux Ligne 9
Interphone RAMEAU
Escalier D  2eme étage

* Tirage unique sur glace argentée Format ø 8 cm 
   Avec l'aimable autorisation de l'artiste


7.10.13

Fotofever Bruxelles - Vu de ma fenêtre

En résumé et dans le désordre, les trois galeries qui m'ont marquée :

Pologne
Pour le choix courageusement radical des travaux présentés
qui m'ont laissés une impression délicieusement dérangeante.

Madrid
En particulier pour les boites de Jaime Compairé

Pays-Bas
Dont nous aurons certainement l'occasion de reparler bientôt ici.
Et avec un vrai faible pour les photographies de paysages en couleurs de Reza Khatir.

Si vous les voyez passer sur le prochain programme de Fotofever Paris, à mon avis, elles valent vraiment la peine d'aller y jeter un coup d’œil. 

Coté livres, évidement il n'y avait pas autant de choix que pour Paris-Photo mais assez pour se faire de jolies tentations ; pour ma part, j'ai d'abord craqué pour BANGO un des deux petits carnets de José Ramon Bas aux Éditions de l'Oeil parce que son travail m’intéresse et que je n'avais jusqu'ici qu'un livre minuscule trouvé un jour à Kowasa.
Sophie, la charmante jeune femme qui tenait le stand m'a gentiment donné celui qui était signé.
Mais ma vraie découverte aura été pour Aman Iman Editions, autant l'équipe que les livres, aussi attachants les uns que les autres.
Seule la raison m'a empêchée d'en acheter un de chaque tant ils sont beaux.
Après un choix racinien, j'ai finalement opté pour Les amies de la place Blanche de Christer Strömholm, travail magnifique découvert en d'autres temps à la Galerie Vu', du coup, je suis restée avec un regret infini de Looking for Love on the Left Bank de Ed Van der Esken  - actuellement exposé à la Galerie Vu' - et des éditions de tête contenant des tirages plus beaux les uns que les autres...
 

5.10.13

Bruxelles - Les lectures de portfolios de Fetart

Cet après-midi, nous sommes invités, Adrian Claret et moi-même, à participer en tant qu’experts aux lectures de portfolios organisées par Fetart dans le cadre de Fotofever Bruxelles.

Mes lecteurs savent que je suis une habituée de l’exercice depuis plusieurs années en tant que pédagogue mais ce seront les premières lectures auxquelles je suis conviée plutôt en tant que consultante en photographie dans le cadre  de la nouvelle activité que nous avons décidée cette année de développer au sein de L’Oeil de l’Esprit.
Et si je vais continuer tout à l’heure de donner éventuellement les conseils nécessaires à l’évolution de certains travaux, Adrian et moi-même espérons voir d’intéressants dossiers en rapport avec la Méditerranée pour enrichir notre base de données.

Galeries internationales, curators, éditeurs,  Fétart a bien fait les choses, rien que du beau monde autour de nous et c’est toujours un plaisir de travailler avec Carine Dolek, femme aussi sensible qu’énergique.

3.10.13

La Galerie 127 à Fotofever Bruxelles

La Galerie 127
montrera un extrait de ma nouvelle série
Les rêveries de Lavinia
 à l'occasion de
Fotofever Bruxelles



Désir d'envol          2013 *


Du coup, grand week-end belge en perspective et ceux qui voudraient découvrir les premières images de ce "working progress", comme on dit, et venir faire un brin de conversation avec moi sont les bienvenus dès demain après-midi et jusqu'à dimanche.

* Série : Les rêveries de Lavinia Titre  : Désir d'envol 
   Tirage argentique réalisé par l'artiste Format image 25x25 Edition de 10

30.9.13

Ryuji Taira à la VOZ' Galerie

Alors... j'ai cessé d'écrire depuis si longtemps que je comprendrais que cela ait découragé les plus fidèles d'entre vous.
Je remercie chaleureusement ceux qui m'ont témoigné de leur intérêt pour ce blog durant ces mois de silence et ceux qui ont continué d'espérer jusqu'à se retrouver en train de me lire aujourd'hui.
Je peine un peu à m'expliquer ce silence malgré les actualités et occupations multiples, sans doute qu'au début je n'avais plus une seconde pour écrire et qu'ensuite l'envie est devenue de moins en moins présente.

Je connais d'autres blogs qui se sont ainsi terminés un jour sans qu'on puisse clairement définir comment ni pourquoi, ce qui avait été une joie avait un jour finalement cessé de l'être.

Certainement, c'est passé à deux doigts.
Mais me revoilà


Je me réjouis de revoir dès jeudi des photographies de Ryuji Taira dans le cadre d'une exposition à la VOZ'Galerie. Ceux qui m'ont lue jusqu'ici savent combien je suis une grande admiratrice de son travail, de ses tirages au platine, que nous sommes représentés au Japon et à Marrakech par les mêmes galeries et que ma plus grande joie serait de le rencontrer.
J'invite vivement ceux qui ne connaitraient pas encore son travail à venir juger par eux-même de son excellence et de sa délicate poésie.


© Ryuji Taira           2004
8 by 10 inches platinum palladium print on japanese gampi paper



Complément d'objet
Vernissage jeudi 3 octobre
Exposition du 3 octobre au 30 novembre 2013

VOZ'Galerie
41, rue de l'Est
92100 Boulogne-Billancourt 
Téléphone : 01.41.31.40.55
Fermé le lundi
 

© A.

1.6.13

Lectures de Portfolios au Percolateur

J'étais vendredi à Marseille, invitée par Marco Barbon à faire des lectures de portfolios au Percolateur.
Pour ceux qui ne le sauraient pas, "une lecture de portfolio" signifie groso modo qu'un photographe plus ou moins avancé dans sa pratique a un rendez-vous avec une ou plusieurs personnes afin de leur montrer son travail, d'avoir leur avis et d'en recevoir des conseils.
Ceux qui regardent sont appelés  experts ou lecteurs. Il peut y en avoir un ou plusieurs à la fois.
La durée de l'entretien est traditionnellement de 20 mn dans le cadre de manifestations publiques comme les Rencontres d'Arles par exemple mais le reste du temps elle peut varier jusqu'à 1h ou plus.

L'Oeil de l'Esprit participe régulièrement  - et cet été encore - aux lectures organisées par Voies Off en Arles et durant l'année, je vois des dossiers à Paris en tant que responsable pédagogique.
Comme je l'ai déjà écrit parfois ici, c'est un exercice que j'aime vraiment beaucoup ; non seulement parce qu'il permet de voir des travaux et des types de photographie variés mais autant parce qu'il m'incite à la réflexion sur des points multiples qui sont après tout au centre de ma vie.

Qu'est ce qu'une bonne photographie ?
A quoi peut-on la reconnaitre ?
Un bon cadre, une bonne lumière, une bonne technique suffisent ils à faire une bonne photo ?
Si non, qu'est ce qui fait la différence ?
Une bonne photographie est-elle forcément de l'art ?
Et  d'ailleurs qu'est ce que l'art ?
Suis-je d'accord en ce point avec Heidegger pour qui
l'œuvre d'art est une puissance qui ouvre et installe un monde ?
Quelle(s) différence(s) entre un auteur et un artiste ?
Où se tient la photographie de reportage dans tout ça ?
Et celle de documentaire ?
Quelle place sont-elles en train de prendre dans le paysage (entendre  marché) ?
Et pour quelles raisons ?
Comment transmet-on certaines réflexions en un cours laps de temps ?
Quelle est la part de psychologie nécessaire à une bonne transmission ?
Et j'en passe.

J'ai l'habitude des lectures one to one et de celles où plusieurs lecteurs regardent en même temps un dossier mais au Percolateur vendredi Marco Barbon avait choisi une formule différente et chaque photographe voyait tour à tour les trois experts durant 45 mn.
Autant dire que c'était intense pour tout le monde !

Pour ma part, quand j'étais la dernière à voir un dossier, je ne pouvais pas éviter de penser à ce que mes deux respectés confrères, Emmanuelle Hascoet et Marco lui-même, avaient bien pu dire avant moi.

On a beau faire, le nom mythique de Magnum étend ses vastes ailes au dessus de nous. 

C'était vraiment enrichissant parce qu'ensuite, durant les deux jours suivants, nous n'avons pas cessé d'échanger nos réflexions et de partager nos ressentis ; chacun apportant sa personnalité, ses qualités et son expérience.

J'adore l'idée d'avoir un art, un métier, une vie, qui permettent une évolution et une remise en question perpétuelle.


17.5.13

Le vernissage

Sauf à être une star, et si l'on a choisi d'être présent, j'imagine qu'un vernissage génère toujours quelques appréhensions - le public sera-t-il au rendez-vous ? Le travail sera-t-il apprécié ?  -  qui sont plus vives si l'on est loin de chez soi et, par là même, plus ou moins privés du soutien affectif des ses proches.

J'avoue avoir été encore une fois terriblement gâtée par la vie.
J'ai vu arriver vers moi des amis de mes parents qui m'avaient connue enfant et qui avaient fait deux heures de route pour venir.
Philippe Donnadieu, si fidèle qu'il n'a pour ainsi dire raté aucun de mes vernissage en France depuis quinze ans, arrivant d'Arles n'en avait pas fait moins.

Marco Barbon et Philippe Donnadieu  © A.
 Arrivé en bateau la veille d'Alexandrie, ça ne s'invente pas, Gill D. comme surgit 30 ans après - sans sa guitare - des nuits fauves de notre folle jeunesse.

Avec Gill D. © A.
De talentueux confrères comme Marco Barbon et Cyril Carret - pourtant eux-même en plein accrochage.

D'autres visages familiers, la plupart venus de loin...
Et les inconnus, ceux qui attendent juste pour vous féliciter, vous dire merci.

C'était terriblement touchant.


Avec Florence Cyrulnik et Jean-Claude Vila    © A.

Enfin, j'ai eu la chance de rencontrer Florence Cyrulnik, que nous sympathisions, qu'elle apprécie mon travail et que ce soit justement elle qui soit en charge de présenter mon travail ; ce qu'elle a fait magnifiquement, en femme brillante et sensible qu'elle est.

Un bien joli moment que nous parachevons entre amis dans un bar à tapas de Marseille.









14.5.13

L'accrochage

Plus difficile de nourrir un blog via son smartphone donc j'espère qu'on me pardonnera d'être brève ce soir si je promets d'essayer d'en dire plus et mieux bientôt.




Une fois l'accrochage terminé de mains de maitres et en un temps record ce matin - l'éclairage ne dépendant pas de nous - voilà qu'il ne reste en théorie plus qu'à attendre tranquillement jeudi en vérifiant ici et là les derniers détails.


Il fait un temps merveilleux qui donne une douce illusion de vacances.

13.5.13

Fort Napoléon - Le montage

Arrivés, A. et moi, hier après-midi en TGV à Marseille avec, en plus des valises, les boites contenant les fameux tirages qui ont monopolisés toute mon énergie ces dernières semaines.
Nous sommes péniblement chargés et je pense avec envie à ma copine Marie Rameau,* elle-même en partance pour un accrochage à Nantes et dont la centaine de ravissantes miniatures doit tenir dans un carton à chapeaux.
Pour le reste, je ne me plains pas, nous sommes adorablement accueillis dans le lieu de résidence du Percolateur durant ce séjour d'une semaine ; son directeur artistique Marco Barbon poussant la gentillesse jusqu'à nous prêter sa voiture pour faire la navette quotidienne jusqu'à la Seyne-sur-Mer où a lieu mon exposition.

Le Fort Napoléon, avec ses salles voutées en pierres et en briques rouges, est vraiment un magnifique endroit pour exposer et ce matin en le découvrant baigné de soleil, avec son palmier et ses abords coquettement fleuris, je suis vraiment conquise mais j'avoue qu'en voyant la taille des cinq salles qui me sont consacrées, j'ai un moment de découragement.

C'est un fort, donc c'est immense, on s'en douterait.

J'ai eu les plans dépliés dans mon salon voilà six mois au moins mais tout d'un coup mes tirages me semblent encore plus petits que d'ordinaire, on croirait Alice ayant croqué un gros bout du biscuit et je crains de n'avoir pas assez d'images pour habiter le lieu.
Heureusement, Jean-Christophe Vila, qui est en charge de la programmation et dont ce n'est pas la première exposition, se montre très confiant et donc très rassurant.


Après réflexion, nous choisissons la première salle pour la projection du documentaire d'Adrian Claret-Pérez L'Egypte de Flore qui aura lieu en boucle durant toute la durée de l'exposition permettant ainsi au public de découvrir un peu comment je travaille même s'il s'agit de la série précédente.


 Même ainsi, je ne suis pas privée, il me reste encore au moins 200 m2 !

Heureusement, le montage, comme tout le reste dans cette histoire, a été formidablement préparé en amont et je dispose de 48h pour décider de la séquence des œuvres.
Dans un premier temps, je profite que nous mettons, avec A., les tirages dans les cadres pour réfléchir un peu à une éventuelle disposition ; chaque tirage encadré va rejoindre le précédent sur du papier bulle au sol le long des murs me donnant peu à peu une idée plus claire des mètres linéaires ainsi utilisés et des espacements possibles.

Avant la pause déjeuner, tout étant réparti dans l'ensemble des salles de manière assez prometteuse, je  respirer un peu.


J'ai déjà exposé plusieurs séries ensemble dans plusieurs salles mais c'est la première fois que j'en ai autant pour une seule série ; la difficulté majeure, au moment de faire la "séquence", étant que je n'ai pas toutes les photos à la fois sous les yeux.
Lorsqu'il s'agit de choisir X pour aller aux cotés d' Y, je dois parfois sortir dans la cour, traverser tout le lieu pour trouver l'image qui me semble juste -  mais ne l'est pas souvent - et revenir.
De surcroit, les tirages sont dans deux formats différents et j'ai assez vite décidé de les mixer plutôt de les séparer par taille ce qui complique encore les choses.

Par chance, il y a, à droite et à gauche du couloir, deux salles petites comme des boudoirs qui s'annoncent parfaites pour montrer les polaroïds originaux, les tirages repeints et les petits objets dans les vitrines.

Comme c'est la première fois qu'Une femme française en Orient est exposée dans sa totalité, quatre ans après que j'ai commencé à travailler dessus, c'est une sorte d'aboutissement, de fête, pour moi et j'ai décidé de montrer pour l'occasion des planches-contacts, des notes de labo, certains des appareils photos dont je me suis servi, enfin de ces petites choses qui offrent au public un peu plus d'intimité, sinon avec le photographe lui-même, du moins avec son travail - ce qui n'est pas si loin  ; les vitrines sont parfaites pour leur présentation.


A 20h, la séquence est enfin terminée, imparfaite sans doute mais j'ai fait tout mon possible pour harmoniser les images avec le lieu et, malgré la fatigue, je trouve que l'ensemble sort plutôt bien.

Comme les tirages sont, encore une fois, montrés sans verre, ce qui les rend plus fragiles et que les salles sont assez poussiéreuses à cause des murs en pierres sèches, Jean-Christophe Vila décide gentiment de faire l'accrochage lui-même avec A. plutôt que de le confier à des mains étrangères.

Mais c'est pour demain et c'est une autre histoire.

*
Galerie Albane
du 14 mai au 1er juin 2013
1, rue Suffren
44000 Nantes
En présence de l'artiste les 31 mai et 1er juin de 15hà 19h