27.6.12

A. et moi seront présents en Arles du 4 au 10 juillet à l'occasion de la semaine professionnelle des Rencontres de la Photographie.
Je participerai une nouvelle fois en tant qu'expert aux Lectures de Portfolios organisées par Voies Off.
Cette année, l'invitée de L'Oeil de l'Esprit sera Natasha Christia.
En plus d'être l'assistante d'Hubert de Wangen, elle est éditeur/auteur pour de nombreux magazines photo internationaux.
Ceux qui suivent se souviendront peut-être d'avoir déjà entendu parler d'elle en juin dernier lors de mon exposition à la Kowasa Gallery de Barcelone et savent donc combien j'ai d'estime et d'amitié pour elle.
Je me réjouis vraiment de cette occasion de la retrouver.

Vous pourrez nous rencontrer (Cour de l'Archevêché, place de la République) pour nous montrer vos travaux et écouter nos conseils selon le programme suivant (chaque jour de 15h à 17h) :
Jeudi 5 - Avec Louise Narbo.
Vendredi 6 - Avec Natasha Christia
Samedi 7 - Louise Narbo et Natasha Christia


23.6.12

Tandis qu'à Paris...


... la projection du nouveau documentaire réalisé par Adrian Claret-Pérez  - qui lui apporte assez de compliments pour l'encourager à se lancer bientôt dans un nouveau projet - est suivie d'un agréable déjeuner de soleil entre amis.



A Tokyo,
se déroule le vernissage des expositions que la galerie Wada Garou nous consacre
à Deborah Benzaquen et à moi-même.

© Déborah Benzaquen

Ci-dessus (de profil) Ryuji Taira devant mes tirages.







18.6.12

Une vente aux enchères pour "Ouvrir les yeux"

Comme on imagine, en tant que photographe, je me sens concernée par ce qui, de près ou de loin, touche aux yeux, c'est pourquoi, je suis particulièrement heureuse d'avoir était sélectionnée pour la prochaine vente aux enchères de photographies au profit de Ouvrir les yeux -  association créée en 2000 afin de venir en aide aux personnes atteintes de maladies génétiques du nerf optique et soutenir la recherche médicale.

Le catalogue contiendra 137 lots, dont certains avec des signatures aussi remarquables que Christine Spengler et Jane  Evelyn Atwood.

Voici celles de mes photos qui ont été choisies :



La vente sous l'égide de Maitre Henri Anton aura lieu dimanche 1er juillet à 16 heures à l'Auditorium du Palais des Congrès du Touquet.
Les photographies seront présentée la veille, le samedi 30 juin au Salon Schuman du Palais des Congrès de 16h à 19h.


Une belle occasion d'acquérir de la photographie contemporaine
en se montrant généreux.

15.6.12

Tandis qu'à Tunis...

... la question de l'art se pose avec plus de brutalité que pour ma modeste personne, il est évident que je suis avec un intérêt extrême les évènements et que mon soutien va aux artistes exposés et à ceux qui les défendent et, à travers eux, le fondamental respect de la liberté d'expression.
Pour aussi dérisoires que soient les écrits sur un blog...

Maintenant que la caisse contenant les photographies de l'exposition de Tokyo a quitté la maison - son poids paraissant m'avoir été ôté de dessus la poitrine - et que je peux de nouveau penser à autre chose, je tiens à remercier ici, très chaleureusement, celles et ceux qui m'ont apporté leur soutien et m'ont témoigné de leur sympathie ou de leur affection.
Ce fût vraiment précieux, sachez le.

12.6.12

De l'autre côté

Aujourd'hui encore labo de 8h30 jusque bien après minuit.
Je peine à me rappeler que la photographie m'a donné du plaisir.
Bon pour ceux qui suivent, j'ai changé la serviette de toilette.
Chaque soir A. de me demander gentiment si ce soir je rentre dormir à la maison.

Le plus souvent, j'hésite à dire que je suis une artiste*,
ça m'écorche la bouche,
j'ai l'impression d'être une usurpatrice.

Parfois, c'est plus clair ;
ce n'est pas moi qui suis du côté du manche.

* Essayez juste de penser deux secondes à cette immonde expression "photographe d'art" ,
dans un diner en ville "je suis photographe d'art", sans rire, c'est impossible,
tout de suite c'est la petite boutique à Limoges avec ses portraits de communiantes ingrates,
en studio, en couleurs, avec le flou artistique qui va avec, hein ?

7.6.12

Invitation à la projection privée...


L'Oeil de l'Esprit Productions a le plaisir de vous inviter
 à la projection privée du nouveau film-documentaire
réalisé par
Adrian Claret-Pérez

 

samedi 23 juin 2012 à 11 heures 
en présence du réalisateur et de Lluis Claret

CINÉMA L'ENTREPÔT
7, rue de Pressensé  -  75014 Paris
Métro Pernetty


Merci de confirmer votre présence : 06.63.60.55.31 - contact@oeil-esprit.com



Un an exactement après le tournage, à titre personnel, c'est avec une intense satisfaction - du genre mission accomplie - que je vous relaie cette information.
La présence inattendue-inespérée de Lluis Claret à l'occasion de cette première présentation au public est une joie pour nous même si on imagine le surcroît de pression qui en découle forcément.




6.6.12

Maroc : cet incandescent objet du désir

Heureuse de découvrir par le biais du dossier de presse que je fais parti des photographes choisis pour Maroc : cet incandescent objet du désir, la nouvelle exposition collective de la Galerie 127.
Pour ceux qui voudraient voir ou revoir un extrait d'Une femme française en Orient - Marrakech étant tout de même moins loin que Tokyo.
De Marco Barbon à Sarah Moon en passant par Bernard Descamps, rien que du beau monde.

Exposition du 15 juin au 30 septembre 2012

127, avenue Mohammed V
Marrakech
T 00212(0) 524 43 26 67
Ouvert de 15 à 19 heures
Du mardi au samedi

4.6.12

Ingrid Milhaud lauréate la 49eme Foire à la Photo de Bièvres

Pour reprendre les termes de mon billet précédent - mais comment faire autrement ? - je suis heureuse de vous annoncer que mon élève Ingrid Milhaud a remporté hier le Prix du Paysage - " Paysage Intérieur", nous explique le Jury - de la 49eme Foire Internationale à la Photo de Bièvres pour sa première série

L'été avant l'orage

© Ingrid Milhaud


Cette légitime distinction récompense une année de recherche et de travail acharné.

Nous avons soigneusement protégé les images jusqu'à hier afin d'en garder la primeur pour le jour de l'accrochage mais aujourd’hui je vous invite chaleureusement à en découvrir une part sur le site d'Ingrid Milhaud même si c'est exactement le genre de photographie qui gagne infiniment à être vue "en vrai".

© Ingrid Milhaud


Je vous livre également ci-dessous les quelques lignes d'introduction que j'ai écrite pour l'occasion.

"Un jeune couple avec ses enfants, la légèreté, la gaité innocente d'une famille avant qu'elle ne soit dévastée par un drame.
Comment ressusciter ces souvenirs heureux d'un dernier été avant l'orage ?

Pour sa première série, Ingrid Milhaud, prend courageusement à bras le corps la problématique fondamentale de la restitution de ce qui a été, de ce dont on se souvient, de ce que l'on croit avoir été.
Autant dire, un des pans les plus complexes de la photographie.
Elle a choisi, pour ce faire, un parti pris radical d'écriture ; des images si claires qu'on les croirait délavées par le soleil, pâles comme ces souvenirs d'enfance à moitié effacés et qu'on peine à retenir encore un peu.
L'impression ressentie est encore renforcée par le format des tirages, si petits qu'ils peuvent facilement être apparentés à ceux contenus par nos albums de famille.
Par ces deux choix mis au service de sujets si simples qu'un spectateur pourrait tout d'abord les croire anodins, la photographe nous laisse apercevoir en transparence, pour peu pour qu'on y prête attention, une petite fille surgie du passé et le regard émerveillé qu'elle posait sur son monde encore intact."

La reconnaissance d'un jury, les nombreux compliments du public, les prises de contact par de multiples professionnels et les ventes sont autant de signes encourageants pour l'avenir de ce jeune talent émergeant.

© Ingrid Milhaud


Vue de ma fenêtre :
Ces quatre dernières années, dans le cadre de l'atelier de L'Oeil de l'Esprit, j'ai personnellement aidé à la réalisation et soutenu les travaux de trois élèves présentées à Bièvres (Anamnèse pour Isabelle Levistre - qui utilise actuellement le nom que je lui avais trouvé "Isabelle L." - Noir d'Ivoire pour Sarah Valente et aujourd'hui L'été avant l'orage pour Ingrid Milhaud) et ces trois élèves se sont vues récompensées.

Bièvres n'étant évidement pas Arles, tout restant relatif etc. et en rendant à chacune la part de talent et d"efforts qui lui est due, en tant que pédagogue, je me réjouis particulièrement de ces résultats encourageants qui, malgré les déceptions inhérentes à l'enseignement et la fatigue de cette fin de saison, me font entrevoir l'année à venir avec un enthousiasme renouvelé.

2.6.12

La vraie vie

Tandis que A. - depuis Barcelone où il se remet en délicieuse compagnie de notre séjour tunisien - me fait envoyer par la Valid Foto BNC Gallery la liste des prix des installation de Masao Yamamoto en espérant me faire craquer pour une petite installation, je profite de ce modeste célibat pour dormir au labo comme à la grande époque.
Je quitte la chambre noire au milieu de la nuit, je dors en vrac dans le studio et  le matin je suis obligée de sortir le bac de rinçage pour me doucher avant de donner cours et la serviette éponge semble un peu douteuse, je me nourris de surgelé et n'ai pas vu âme qui vive depuis trois jours.
Mes uniques lien avec le monde extérieur sont au téléphone Marie-Noëlle Leroy pour de jolies histoires de chassis-presse et Nicolas Lascourreges qui quitte lui aussi sa chambre noire à pas d'heure.

Dieu que c'est bon !


Exposition jusqu'au 14 juin
GALERIA VALID FOTO BCN - Buenaventura Muñoz 6, Baixos - 08018 Barcelona - T. +34 934 869 806




29.5.12

Exposition à Tokyo

Avouons-le simplement, alors que se termine mon travail sur l'Orient, je suis extrêmement heureuse et fière de vous annoncer ma première exposition au Japon.
La galerie Wada-Garou de Tokyo présentera un extrait de ma série Une femme française en Orient.
Mon admiration pour les photographes qui m' y ont précédée, tels que Keichi Tahara et Ryuji Taira, double le plaisir que j'ai de voir mes photos accrochées précisément par cette galerie.

J'ai un grand regret de ne pas pouvoir être présente à l'occasion du vernissage mais je fais confiance à ma copine la photographe Deborah Benzaquen  - dont le travail La Desanchantée sera exposé juste avant - pour tout me raconter et faire une poignée de photos-souvenir.

Ma reconnaissance va à ma galeriste Nathalie Locatelli qui a rendu ce projet possible avec son énergie coutumière.

Exposition du 14 juillet au 3 août 2012
Vernissage 23 juin de 17h à 20h

25.5.12

Un retour


Un dernier regard depuis sa terrasse vers le golfe d'Hammamet tout proche derrière les remparts avant de faire prendre ses malles et de mettre la clé sous le pot de l'entrée.Une femme française rentre à Paris.Où l'attendent ses amis.

23.5.12

Quelques notes de voyage

La Médina d'Hammamet                                                                                                                               Photo : A
Je  profite de ce qu'un vent taquin fait tournoyer les transats et les parasols en une folle sarabande au dessus de la piscine pour vous livrer, une fois n'est pas coutume, un billet touristique.
Le Routard ne nous a pas donné de grandes satisfactions durant ce voyage et, pour ma part, j'attends avec impatience le Guide Vuitton Tunis.
J'imagine que le contact avec un pays dépend de beaucoup de choses y compris de la saison choisie et des endroits qu'on a connu avant.

Pour commencer par le positif, je dirai que nous avons eu un temps superbe dans l'ensemble et, comme il y a encore peu de monde, que mai me semble plutôt favorable pour prendre ici quelques vacances même si, pour moi, la lumière est presque toujours trop brutale ; le parti pris d'architecture blanche aggravant encore les choses.
Il faut le dire, en particulier à Tunis, la population est remarquablement aimable, attentive et courtoise.
les souks sont parmi les plus faciles que nous ayons arpentés, les taxis ont un compteur et si l'on ajoute que la nourriture est clémente pour nos fragiles estomacs, ça en fait le pays le plus facile à vivre de notre périple oriental.
Pour ma part, c'est celui que je conseillerais en premier si l'on me demandait mon avis, pour les raisons évoquées ci dessus et pour une autre encore qui est, qu'on me pardonne, qu'il n'y a pas grand-chose à voir ici qu'on ne pourrait voir ailleurs en mieux.
Voir la Mosquée de Tunis après la Mosquée Bleue d'Istanbul, c'est comme lire "L'éternel mari" après "L'idiot" de Dostoïevski, comme commencer l’œuvre d'Henry James par "Les ailes de la colombe", ayant eu le meilleur, on ne peut qu'être légèrement déçu ensuite.
A mon avis donc, mieux vaudra voir Carthage avant Éphèse et la médina miniature d'Hammamet avant Essaouira.
Aucun souk ici ne peut prétendre rivaliser avec Khân el Khalili ni par la taille ni par la diversité du contenu.
D'ailleurs, à propos de contenu, il n'y avait pour ainsi dire rien dans les souks où nous sommes passés, ni pour acheter, encore moins pour rêver.
A Tunis n'en parlons pas ; j'ai vu assez de petits chameaux en plastique rembourré et de palmiers peints sur des tablas pour avoir une idée claire du monde dans lequel on vit.
A Hammamet, si, par malchance, vous ratez les deux boutiques excentrées qui font un peu de qualité*, autant vous crever les yeux avant d'acheter.
Comme je ne pouvais pas croire à tant de laideur répétée et qu'on nous rabat les oreilles avec les poteries de Nabeul et qu'on espère toujours que ce pourrait être mieux ailleurs, nous avons fait le voyage.
Croyez-moi, épargnez vous la fatigue - et la déception - c'est tout pareil là-bas, il n'y a ni miracle, ni perle rare.
De la djellaba clinquante et de la poterie bâclée ad nauseum.
La moitié vient de Chine mais ça vous aviez compris.

Pour finir gentiment, un tuyau.
A Kairouan, dans une petite rue face à la Mosquée de Trois Porte, la minuscule échoppe d'un vieux tisserand.
Cet homme discret et charmant fait quelques couvres-lit très simples en coton blanc naturel et de belles couvertures en laine, le tout orné du motif traditionnel noir et indigo.
Ce n'est pas une boutique mais si vous demandez gentiment, il vous cèdera une pièce ou deux pour un prix extrêmement honnête.
Rien de tape à l’œil et, non, vous ne pouvez pas avoir le même en rose mais au moins quand vous faites votre lit, vous revoyez cet homme, son sourire adorable, le métier à tisser dans l'ombre fraîche et ses mains qui faisaient glisser la navette.
Et puis, au moins, votre argent, il va à qui de droit, à celui qui a fait le travail.

Voilà, c'était juste mon avis.

On est encore à Hammamet demain, si quelqu'un a un tuyau pour nous qu'il parle maintenant ou se taise à jamais !

* La maison de Sara / Atelier de la nature

Derniers jours

Depuis que j'ai abandonné la photographie, nous sommes en vacances et c'est bien agréable.
Je fais encore deux ou trois images quand la lumière est bonne.
Hammamet est comme Venise, mille fois plus belle par temps de brume.
Hier soir, de gros orages noirs traversés par les rayons dorés du soleil couchant surplombaient la médina et une mer houleuse, comme si Moïse allait nous apparaitre d'un instant à l'autre.

J'ai même pas porté un viseur à mon œil gauche, j'ai juste profité.

Carnet de voyage

Suivez le voyage sur Afrik.com.

Jour 1 - Jour 2 - Jour 3 - Jour 4 - Jour 5 - Jour 6 - Jour 7 - Jour 8 - Jour 9 - Jour 10 - Jour 11 - Jour 12

21.5.12

Enfin, plus de dauphins sur mon rideau de douche !

Photo : A.
Kairouan-Tunis, via Hammamet

A peine 1h30 de trajet dans ce qui semble être un bus égyptien.
Rendus méfiants par tout ce qui se raconte d'une ville presque aussi touristique que Djerba, nous avons choisi de loger loin du centre.
Au quotidien, l'Hôtel des Citronnier forme un intéressant paradoxe, la battisse coquette, blanche et bleue, sa piscine turquoise, ses chambres parfaitement entretenues contraste avec la clientèle.
L'alcool servi au bar et la non application du "All Inclusive" en usage dans la plupart des hôtels à la suite de la révolution, attire ici une clientèle peu reluisante de locaux avinées, de jeunes garçons serrant de près des femmes à l’age indéfinissable et aux long ongles nacrées, de filles trop maquillés, assises, muettes et les yeux vides auprès d'hommes chaussés de blanc.

Quelques russes apportent sans forcer leur touche personnelle de vulgarité.

Heureusement, tard dans la soirée et jusqu'à l'heure d'un déjeuner tardif, chacun rentre chez soi et nous restons dix à peine dans l'hôtel transformé en vaste villa déserte.
Ainsi, chaque matin, A. et moi jouons seuls dans la piscine avant de bruncher dans un même agréable tête à tête.