20.10.12

De l'aéroport de Naples


Que le lecteur se montre clément et me permette de résumer en quelques lignes notre séjour sur la côté amalfitaine.
Le verre à moitié vide :

J'ai trouvé - et ça n'engage que moi - la région affreusement surfaite, les prix pratiqués (3€ de l'heure pour le parking, 5€ pour un caffè con panna) exorbitants au vu des prestations et les contraintes imposées par la géographie des lieux, à savoir des heures et des heures de voiture sur une route infernale peu en rapport avec le plaisir éprouvé à l'arrivée.
Seule exception à mes yeux, Ravello mais j'imagine qu'on doit trouver sans peine quelques belles villas avec jardin et fontaine en cherchant un peu du côté de la Toscane.
 

Mon conseil donc, si vous voulez voir de la montagne se jetant dans une mer turquoise, économisez-vous, allez en Corse et si vous voulez à tout prix manger italien, optez plutôt pour Naples ; en prime vous aurez le Vésuve sous les yeux toute la journée.
Quant à Ravello, j'ai vu toutefois qu'on pouvait y parvenir en hélicoptère directement dans les jardins de l’Hôtel Cimbrone ; à mon avis, c'est encore le mieux.

Le verre à moitié plein :


Après avoir risqué nos misérables existences sur leur route mortelle jusqu'à satiété, nous avons pris un hôtel sur les hauteurs de Sorrente avec vue sur le Golfe de Naples, classique premier plan de pins parasols et passé nos journées en maillots au solarium à lire (Dolce Vita 1959-1979 de Simonetta Greggio), à écrire et à peindre de petites aquarelles sans prétention.


Le soir, une voiture venait nous prendre, nous amenait au restaurant et nous en ramenait.

J'entends d'ici les ricanements :
"On s'en fiche de ses vacances et la photographie dans tout ça ?"
Réflexions d'aveugles.

La photographie ? Elle est entre les lignes ; comme là-bas, bien difficile à entrevoir dans ce pays de randonnée pour moi qui ne suis pas précisément une photographe de paysage.
De ma fenêtre, je regarde chaque matin la brume se lever sur la montagne proche et chaque après-midi j'arpente des villages aux rues emplies de céramiques répétitives.
Je pourrais aussi bien laisser le boîtier au fond de ma valise pour ce qu'il me sert.
Et le soir avant de m'endormir, je me ressasse la petite phrase de mon pote JML qui en revenait lorsque nous partions "Dans les villages ?...heu...il n'y a rien a voir..."
Avant de nous mettre en "vacances" j'ai travaillé pourtant et du mieux que j'ai pu.


Souvent, je dis à mes élèves, ne vous inquiétez pas, il y a toujours une période délicate lorsqu'on a fini une série et qu'on en commence une autre ; on quitte quelque chose de connu et de réalisé qui nous sécurise pour l'inconnu - au mieux c'est inconfortable, au pire c'est vraiment difficile.

Je n'irais pas jusqu'à dire que c'était vraiment difficile mais...

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