15.5.12

Small World *

Indépendamment de la facilité d'y vivre, courtoisie des habitants, douceur du temps et nourriture agréable, pas de coup de coeur pour Tunis.

Pas fait un film sérieux en 5 jours.


Une femme française ne trouve pas son Orient dans cette ville blanche dont l'architecture balance entre Art Nouveau et modernité, telle une sorte de Casablanca privée de corniche.

Nous décidons de descendre plus au sud.

Plus profondément, il est possible aussi qu'elle se soit lassée de la répétition des palmiers, des mosquées, des souks, de leurs objets de pacotille, des couffins d'épices, du thé à la menthe, des chats galeux fouillant dans les poubelles de venelles sales, des jolis enfants pauvres, des beaux vieillards mendiants et des scènes typiques.
Le charmeur de serpents a cessé de souffler dans sa flûte, le charme a cessé d'opérer, une femme française se réveille à Sidi Bou Saïd, décor de carton pâte pour touristes crédules, éternellement repeinte de neuf en bleu, ses yeux dessillés ne voient plus Azyiadé derrière ses moucharabiehs et les fines couleurs des aquarelles de Klee ont été piétinées par les milliers de touristes en short vert et débardeur rose que vomissent des autocars quotidiens.

Ici n'est plus Ailleurs, il est temps de partir.

* Small World / Martin Parr

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