4.12.12

Ça change un peu

© A.


Hier, et cela changeait agréablement, j'étais invitée par Lætitia D.au lycée de Lagny-sur-Marnes pour faire une intervention en milieu scolaire dans le cadre d'un cours "littérature et société".
Franchement, c'est bon de voir qu'il reste dans le public des profs pleins d'énergie, de foi et d'enthousiasme.

 

Pour ma part,  j'étais très fière d'avoir été choisie pour parler de mon métier de photographe à ces adolescents et ravie de  participer.

Après concertation, il avait été décidé que les élèves auraient, dans un premier temps, une projection du documentaire qu'Adrian Claret-Perez a réalisé sur mon travail en Égypte mais que la rencontre serait ensuite axée sur l'orientalisme avec la présentation d'Une femme française en Orient.
Cette série contient tellement de références à la littérature, à la peinture et à mes prédécesseurs que c'était un réel plaisir pour moi de la présenter justement dans ce cadre là.

Durant leurs cours précédents, les élèves avaient préparé des questions en vue de réaliser un article et, de mon côté, j'avais amené  un slide (il parait qu'on ne peut plus dire un diaporama, ça fait ringard) d'une vingtaine d'images et six tirages d'exposition, histoire qu'ils puissent "voir en vrai".

Donc, 50 adolescents, même divisés en deux groupes de 25, pour la femme que je suis, c'est déjà une aventure en soi !

L'aventure, ce n'est pas de parler de photographie ou de mon travail, c'est avec qui on en parle.

Je n'ai pas d'enfant et ma connaissance des post-adolescents se limite à ma relation avec mon filleul Marc et à celle non moins privilégiée que j'entretiens avec Julien S. le plus jeune de mes élèves qui avait à peine seize quand il est arrivé à l'atelier ; pour le reste c'est Gus Van Sant et We need to talk about Kevin.

Tout ça pour dire que je ne m'attendais à rien mais que c'était quand même différent.

Le lycée Van Dongen n'a rien d'une ZEP, loin s'en faut, j'ai passé une heure avec chaque groupe - c'est à la fois court et apparement suffisant - et, rendons leur cette justice, tout le monde a été attentif et courtois avec moi.

Mais, je repars avec ces questions :
"Etais-je comme eux à 15 ou 16 ans ?"
L'adolescence est-elle toujours un mystère pour les adultes ?
 

 

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