27.3.13

Un coin de ciel bleu

J'en conviens volontiers, s'inscrire dans l'un des stages organisés par l'atelier de l'Oeil de l'Esprit est à peu près aussi difficile qu'avoir une bonne place au Théâtre de la Ville sans y être abonné.

Je comprends que ça puisse être pénible de se dire qu'on va devoir attendre six mois le prochain stage de cyanotype ou de sténopé et que ça peut décourager certains, voire les inciter à se tourner vers des concurrents quoique, au fond, ce soit mal nous connaitre car il suffit de demander.

Vous avez envie d'apprendre le tirage Van Dyke et vous vous apercevez que nos deux prochains stages sont complets, qu'importe, il suffit de me téléphoner et nous organisons une date à votre convenance.

© Laetitia Gilbert*



Ainsi, hier, ai-je passé la journée avec Laetitia G. qui souhaitait apprendre le cyanotype mais avait eu connaissance trop tard des deux stages de janvier. Un simple coup de fil et quinze jours plus tard, elle est là avec ses images et ses questions.
Comme nous sommes en tête à tête, nous allons à son rythme, je peux lui accorder toute mon attention et les résultats sont vite là.
 Du coup, nous passons une excellente journée et nous nous quittons, fatiguées certes, mais contentes l'une de l'autre et prêtes à nous retrouver un jour ou l'autre avec plaisir pour de nouvelles aventures photographiques.



  


 * Cyanotype

21.3.13

A défaut d'un vrai printemps...

... fort heureuse de voir arriver ce matin, ma nouvelle assistante.
Aurélie Gosset.
Voilà la jeune femme qui va être mon bras droit ces prochains mois.
En cette période assez intense de préparation d'exposition,
c'est comme une tiède brise d'espérance qui rentre avec elle à l'atelier.

Pedro Soler au Théâtre de l'Athénée


Ceux d'entre nous qui s’intéressent à la musique en général et à la guitare en particulier et qui n'ont pas eu la chance de pouvoir aller écouter Pedro Soler et Philippe Mouratoglou au Philarmonique de Berlin pourront se rattraper lundi 25 mars en venant assister au concert unique qu'ils donneront à l'Athénée Théâtre Louis Jouvet.
A. et moi, nous y serons sans faute, notre admiration pour Pedro Soler en tant qu'artiste n'ayant d'égale que l'affection que nous portons à l'homme qu'il est. 
Je ne saurais trop vous encourager à venir l'écouter, vous partagerez non seulement une belle soirée musicale mais aussi, c'est presque certain, un  moment de grâce comme il ne nous est pas donné souvent d'en vivre par les temps qui courent.


20.3.13

Lecture de portfolio au Percolateur

J'ai le grand plaisir d'avoir été conviée par Marco Barbon à participer à la nouvelle Journée de lecture de portfolios* organisée par Le Percolateur vendredi 31 mai 2013.

La lecture de portfolio est un exercice que j'aime beaucoup, dans lequel je me sens particulièrement à ma place, certainement parce que je m'y sens utile.
C'est vraiment différent des cours car, le temps nous étant compté, le contact doit s'établir très vite, le partage et la transmission aller à l'essentiel.
En l’occurrence, la proposition faite par Le Percolateur est assez inhabituelle, très généreuse, puisque chaque inscrit bénéficiera de 3 lectures successives de 45 mn au lieu des 20 mn qui sont proposées d'ordinaire.

L'occasion en or pour les photographes d'avoir de vrais regards attentifs et des retours plus approfondis, à la fois pertinents et multiples sur leurs travaux.



Entre mon exposition à la Seyne-sur-Mer et cette lecture, on me verra beaucoup du côté de Marseille courant mai, ce qui me réjouit par avance.


*Journées de lecture de portfolios
   Le Percolateur - Marseille
   Vendredi 31 mai de 10h à 19h
   avec Emmanuelle Hascoët, Marco Barbon et Flore
   Prix : 60 euros (pour 3 lectures de 45 mn).


18.3.13

Foire Photo de Chelles 2013

Un peu dur de se lever tôt encore dimanche pour faire un saut jusqu'à sur ce marché de l'occasion qu'est la Foire de Chelles. A vrai dire, ne cherchant rien de particulier sauf un introuvable filtre orange de 27 mm de diamètre, je n'était pas follement motivée et jeter un œil sur le temps par la fenêtre m'encourageait plutôt à retourner me fourrer sous la couette.
Heureusement, j'avais eu la judicieuse idée de donner rendez-vous en bas de chez moi, sans quoi j'eusse certainement renoncé.
 

Et, à vrai dire, c'eût été dommage car une fois sur place, notre passion commune l'ayant emporté,  nous avons passé un fort bon moment et trouvé chacun de jolies bricoles.
Pour ma part, je suis maintenant à la tête d'un bataillon de chassis-presse dont deux en aluminium fabriqués dans les années 20-30 comme je n'en avais jamais vus auparavant et que je trouve absolument superbes (en voici un ci-contre présenté avec une photographie tchèque ancienne).
*
 

J'ai aussi rempli ma mission qui consistait à trouver un 13x18 pour mon élève Clémentine qui s'est récemment mise au cyanotype.
Il est assez attachant - le chassis-presse - en bois roux, avec ses attaches arrières en cuivre et Eastman Kodak écrit au dos.
(ci-contre un de ses cyanotypes réalisé d'après une plaque de verre).





Du coup, à la maison, plus tard c'était atelier bricolage ; poncer, nettoyer, patiner en écoutant du jazz  m'a gaiement occupée le temps de l'apéritif.


Je crois n'avoir rien trouvé d'autre.
Sauf l'adresse d'un couple à Troyes qui vend des petites bassines de labo en porcelaine.


* Collection privée

16.3.13

Vendredi - Vague Blanche

Finalement, nous étions un millier à nous être rassemblés en soutien au peuple syrien et pour protester contre l'horreur de la répression organisée par Bachar el-Assad.



Un millier de personnes concernées par 70 000 êtres humains assassinés,
j'ai trouvé que c'était peu.


Il semble plus facile d'émouvoir mes compatriotes par la joliesse d'une paire de Repetto que par 4500 enfants tués de l'autre côté de la Méditerrané.

Étrange, non ?


Syrie 2010



Il n'est pas trop tard pour vous réveiller,
vous pouvez aider ceux qui sont encore vivants
en faisant  un don à MSF 
 ici.

On peut donner 1 euro par semaine

13.3.13

Vague blanche pour la Syrie

 Un être humain est libre, non quand l'autre ne l'est pas, mais quand l'autre l'est aussi.*


© Sarah Moon
 
Vendredi 15 mars de 19h à 19h30 
auront lieu, en France et à l'étranger de nombreux rassemblements en soutien à la population syrienne qui fait face à la répression sanglante organisée par le régime de Bachar el-Assad.

A Paris, ce rassemblement aura lieu face au Panthéon.

Si les souffrances infligées au peuple syrien vous émeuvent et vous révoltent,
n'hésitez pas à vous joindre à nous pour en témoigner.

La  Vague Blanche - à l'initiative d'une cinéaste Béatrice Soulé et d'une photographe Sarah Moon - c’est d’abord 20 films de deux minutes, avec des images envoyées par les Syriens pour témoigner de leur quotidien. Ce sont aussi des photographies de Sarah Moon de personnalités en noir et blanc qui portent  une banderole, sur laquelle est inscrit stop en lettres capitales.
 
Vous pouvez vous aussi envoyer votre propre photo, qui sera ensuite mise en ligne sur le site.

* Eli Wiesel


12.3.13

Un temps de labo



Printemps 1998 *


Dans une autre vie, j'ai photographié quelques femmes qui me touchaient beaucoup.

Une de ces images circulait dernièrement sur internet via le Facebook de la Galerie 127 dans le cadre de l'exposition Portrait(s) de femme(s).

En général, les seules photos auxquelles je m’intéresse sont les dernières que j'ai faites, je crois que j'oublie les autres au fur et à mesure et ainsi la vie va, une série chassant l'autre dans mon cœur et dans mes pensées.
Voir aujourd'hui ressurgir des photographies, des tirages, faits il y a si longtemps me donne une impression étrange ; ça éclaire un petit pan de passé tombé dans l'oubli, c'est assez émouvant.

 Du coup, je suis allée farfouiller dans mes négatifs,
je me suis remise au labo,
en voici une autre de la même période et du même modèle.

Elle est une des personnes qui m'a le plus inspirée,
que j'ai eu le plus de joie à photographier 



 * Tirage argentique sur papier Kentmere Art Classic. Format 24x30. Édition de 3. Signé et daté 2013 au dos.
Galerie Demi-Teinte / Paris

8.3.13

50eme Foire à la Photographie de Bièvres

Le premier week-end de juin, se déroulera la Foire à Photographie de Bièvres et, comme chaque année, le dimanche, le Marché aux Artistes donnera lieu à un concours.

Je suis heureuse d'avoir été choisie
 à l'occasion du 50eme anniversaire
 pour en présider le jury.


Ayant bien conscience que mes goûts personnels influeront sur les prix remis cette année mais désireuse de constituer un jury légitime et équilibré, je me suis entourée de personnes aux compétences et aux horizons multiples.
Donc pour m'accompagner ce jour-là, Marie-Noëlle Leroy, grande spécialiste française du sténopé et enseignante, Marta Niedzwiecka, agent de photographe à l'agence Picture Tank, Oliver Bourgoin fondateur de l'Agence Révélateur et Adrian Claret-Pérez, réalisateur et enseignant.

J'espère qu'ainsi réunis nous motiverons la candidature de certains photographes qui, peut-être autrement,  n'auraient pas envisagé ou pas pensé à concourir.

En tant que responsable pédagogique de l'Atelier de l'Oeil de l'Esprit, j'ai présenté trois élèves à ce concours ; à ma grande fierté, elles ont toutes les trois étaient primées.
Je connais assez bien cette manifestation et les photographes qu'on peut y retrouver année après année, en tant que présidente du prochain jury, je nous souhaite vivement d'avoir la chance de découvrir et de soutenir des talents nouveaux, de jeunes auteurs ardemment engagés dans la recherche d'une photographie personnelle.

Il serait faux de présumer de mes goûts au vu de mon propre travail, j'aime trop profondément la photographie pour ne pas l'embrasser très largement, de Robert Capa à Joël-Peter Witkin en passant par Nan Goldin ou Saul Leiter - pour ne citer les premiers qui me passent par la tête - et j'espère vraiment être étonnée, bousculée ou conquise et pouvoir récompenser au coup de cœur plutôt que par défaut

Comment le dire mieux ?
Je vous attends.


6.3.13

Petites histoires pragoises

De retour de Prague hier soir fort tard.
Voici quelques nouvelles moins laconiques de ce petit séjour.

Moins laconiques et photographiques :

Passés dès le premier jour chez FotoSkoka, genre pèlerinage ; je ne sais pas à quoi je m'attendais - une sorte de caverne d'Ali-Baba emplie de pochettes de papiers bleus inconnus sans doute - mais devant le petit mètre linéaire consacré à l'argentique - on se serait cru chez Prophot - j'ai failli fondre en larmes de déception.


Rien acheté, c'est tout dire !
En plus le vendeur était peu amène, pour ne pas dire désagréable.

Pour être franche, au rayon occasions, il y avait bien quelques tentations mais je ne me suis pas vue acheter un boitier inconnu à un vendeur m'expliquant en tchèque son fonctionnement. J'ai bien été tentée un instant par un Pentacon (60 euros) mais au fond je crois que je fais un nouveau blocage sur les vieux boitiers mal-pratiques au rendu plus ou moins flou.

D'ailleurs, à la fin, je suis partie à Prague avec mon Nikon.
C'était le bonheur.

Vingt mètres plus loin, sur le trottoir d'en face, une jolie boutique pleine à craquer de matériel d'occasion mais les objets de rêve, genre petite lampe à pétrole à verre rouge pour chambre noire sont juste en présentation.

  
 Je déniche quand même un ravissant et minuscule déclencheur souple  - 2 euros.
Ce sera tout  pour moi cette fois-ci.

Côté tirages, j'avais trouvé lors de mon dernier voyage quelques jolis tirages vraiment anciens et en bel état dans une petite boutique à droite en montant vers le château, cette fois-ci, même en retournant le stock, je rentre presque bredouille.

Il y a cinq ans, on pouvait trouver pour trois francs six sous de petits tirages argentiques en noir et blanc, présentés sous verre, sur le Pont Saint Charles. Aujourd'hui, c'est bien terminé et il faudra - ou non - se contenter de tirages numériques photoshopés à mort.

Je ne voudrais pas laisser croire que je n'ai eu que des déceptions, loin s'en faut.

L'avantage de loger à Mala Strana, c'est qu'on est à la fois à deux pas de l'atelier Josef Sudek, à deux pas de la Czech Photo Gallery - Ujezd 19 - et sur la bonne rive pour la  Galerie Josefa Sudka - Uvoz 24.

Dans le bel espace de la Czech Photo Gallery , on peut voir en ce moment  - et jusqu'au 13 avril 2013 - Another face of serial killers, une exposition de photographies couleurs de Josef Hnik, variation vraiment impressionnante autour des visages de célèbres tueurs en série.


Le soir où nous entrons à la Galerie Josefa Sudka pour voir les bromographies* de Frantisek Drtikol,  un homme joue de la musique contemporaine sur son violoncelle baroque ; avec ou sans verre de vin tchèque à la main, un pur moment de grâce.


Pour ce qui est de l'atelier de Josef  Sudek, par chance il est fermé en ce moment.

A la faveur du facteur, d'un voisin qui rentre avec son pain, nous franchissons chaque jour la porte close de l'immeuble, ensuite ce n'est rien, forcer avec doigté la grille du jardinet, se glisser doucement à l'intérieur, regarder à travers les fenêtres embuées les tirages au sol dans une petite  poussière, les fleurs fanées, se sentir un peu en faute, être merveilleusement seuls, travailler avec tendresse.

                                                                             © A.

Revenir demain.
Quand la lumière sera autre. 
Être seuls.
Encore une image ou deux.
Avoir peur de se faire gronder
Continuer.
Refermer délicatement la grille. 
Revenir demain. 

* La bromotypie ou bromographie, est un procédé de tirage rotatif industriel de photographie positive sur papier au bromure d’argent. Il se développe à grande échelle à partir des années 30 jusqu’à l’apparition de l’offset dans les années 60.

3.3.13

Prague suite

Toujours fidèle, j'avais prévu une petite visite à Josef mais nous trouvons porte close.