28.1.13

Cyanotype, du bleu dans l'art #06

D'ordinaire, je programme de préférence les stages de cyanotype au printemps ; d'une part, il me semble que ce bleu sans arrière-pensée s'accorde bien avec les beaux jours, d'autre part c'est une période où le tireur argentique aspire ardemment à sortir du noir et à profiter un peu des premiers rayons de soleil.

L'automne venu, nous proposons ensuite un ou deux stages de Van Dyke dont les tons de chocolat s'harmonisent avec une saison dont les beautés ne sont exemptes de mélancolie.

Cette année, les aléas de la vie m'ont incitée à inverser ce petit rituel et nous voilà mes stagiaires, Adrian Claret et moi-même à manier ce bleu vif et profond comme si un grand pan de ciel de mai envahissait l'atelier.

Quand il fait un temps si maussade sur Paris depuis quinze jours, c'est bien agréable.

Et donc, hier, deuxième dimanche bleu.

© Catherine Lefêvre
© Catherine Lefêvre


Les stages se succèdent et ne se ressemblent jamais complètement.


© Valérie Loiret-Brunissen


Celui-ci me tenait particulièrement à cœur parce qu'y participait la plus ancienne de mes élèves - qui est aussi une de mes amies les plus chères depuis vingt-cinq ans - mais il avait en commun avec les précédents le gros travail de prise de vues que les participants avaient effectué en amont et, en guise de récompense, des résultats satisfaisants pour chacun.

 
© Sandrine Zaïd
© Sandrine Zaïd

















D'autres images disponibles sur le site de l'atelier de L'Oeil de l'Esprit.
Et le ressenti d'une stagiaire sur le blog de Valérie Loiret-Brunissen.

23.1.13

Dernières gifles avant la nuit

Ce soir, à la radio, une dame m'explique avec force détails comment un homme et une femme -on n'ose pas dire un papa et une maman - ont tué leur petite fille de cinq ans à coup de pommeau de douche parce qu'elle avait du mal à s'endormir.

J'ai tout bien écouté.

Un peu plus tard au BAL, vernissage de l'exposition* d'Antoine d'Agata.

J'ai tout bien regardé.



Je suis partie assez vite, j'avais des nausées.
J'étais assez triste aussi.

Ça ne m'aide pas à vivre.


* Anticorps 
   photographies d'Antoine d'Agata  
   Le Bal
   6, impasse de la Défense
   75018 Paris
  exposition du 24 janvier au 14 avril 2013 

21.1.13

Cyanotype, du bleu dans l'art #05

Hier dimanche, quelques jeunes héroïnes de la photographie levées dès poltron-minet traversaient un Paris enneigé comme une boule en verre pour venir à l'atelier pendre le premier des deux stages de cyanotype que nous donnons ce trimestre Adrian Claret et moi-même.


Ambiance douillette et festive couronnée par des résultats bien encourageants
dont voici un extrait :

© Marion Rabier







© Aurélie Gosset



















© Clémentine M.


Variations sur le thème de la nature morte.
D'autres images visibles sur le site de L'Oeil de l'Esprit
Et déjà quelques impressions sur les blogs de Marion Rabier et d'Aurélie Gosset

8.1.13

Un peu d'été par cette triste journée

D'aucuns s'en souviennent  peut-être, de 2000 à 2005, photographe attitrée du Petit Palais, je "couvrais", comme on dit dans le jargon photographique, les travaux de rénovation et de modernisation du Musée des Beaux Arts de la Ville de Paris.
Cinq plus tard, comme photographe de chantier, j'espère ne pas avoir perdu la main.

Voici la dernière bricole en date !

2.1.13

Premier shopping

Je m'étais toujours dit, pas de photos à mon mariage ; une grande corbeille et à l'entrée chacun se déleste de son appareil et/ou de son mobile, histoire de s'éviter des centaines d'images numériques montrant des invités grimaçant, la bouche ouverte ou les yeux rouges, les albums Picasa et les pseudo photos-souvenirs qui ne sont les souvenirs de rien tellement elles sont moches quand vous les recevez sur votre boite mail.

Et poser pour un professionnel en robe meringue au bras d'un époux endimanchée sur fond de parc avec pièce d'eau et cygnes m'a toujours semblé pitoyable.

Que dire de l'idée de louer les services d'un cameraman qui vous poursuivra toute la journée et fera des interviews de vos invités sur le mode comique ; futur chef-d’œuvre à partager sur You Tube tandis que les photos seraient en ligne le lendemain sur Facebook ?

Il me reste une petite caméra Super 8 charmante qu'un ami m'a offert voilà quelques années et, par chance, Kodak produit encore, en remplacement de la mythique et regrettée Kodachrome 40, un film couleurs pas déshonorant du tout parait-il l'Ektachrome 100D.

Avec A. ce matin nous allons acheter une poignée de ces merveilles.
Un peu au prix des cerises en hiver.
En bobine de 15 mètres à 18 images/seconde, c'est 3 minutes.
On ne risque pas d'être débordés par les rushes.








1.1.13

01012013


© Marion Kalter*

Je vous présente mes meilleurs vœux
pour cette nouvelle année,
que 
2013
soit belle et troublante comme une fiancée.












* Avec l'aimable autorisation de l'auteur