20.12.12

C'est bientôt fini

Hier, un de ces après-midi de shopping d'avant Noël qui vous laissent sur les genoux, pour tout arranger il pleut.
Avant de fondre en larmes devant une vendeuse, je m'offre une pause à la Galerie VU' - dommage qu'ils ne fassent pas salon de thé - pour voir Suite l'exposition de Richard Dumas avant qu'il ne soit trop tard.*

Une de ces  mille choses que je m'étais promises de faire avant la fin de l'année.
Voilà, c'est fait.
Je raye sur ma liste. 

A voir parce que.
Tout le monde dit que c'est vraiment formidable.
Et dans les diners en ville, de quoi vous auriez l'air ?
Un type qui tire  lui-même - encore  ? - sur de l'Agfa MCC 111, ce n'est pas si courant, n'est pas ?!

A voir si.
Vous passez par là.
La tête de Kate Moss sur toutes les pubs ne vous a pas suffit, vous en redemandez encore.
A voir sauf si.
Vous connaissez déjà son splendide portrait de Keith Richards et sa magnifique photo de la statue de Giacometti sur fond d'arbres nus. 


Suite
Photographies de Richard Dumas
Galerie VU'
Hôtel Paul Delaroche
58 rue Saint-Lazare
75009 Paris
+33 1 53 01 85 85
Ouverte du lundi au samedi de 14h à 19h ou sur RDV. 
* Exposition jusqu'au 5 janvier 2013

11.12.12

C'est fini pour cette fois

De retour à Paris, voici quelques lignes pour me faire pardonner mon laconisme de ces derniers jours bien qu'au fond ça commence mal car j'ai tout de suite renoncé à dire quoi que ce soit  sur Rome afin d'épargner au lecteur la liste de pauvres superlatifs qui me vient à l'esprit quand toute la littérature de Stendhal à Henry James est riche d'écrits plus sensibles et magnifiques les uns que les autres.
En résumé donc, j'ai été enchantée par Rome - malgré la froidure et le temps somme toute très parisiens - et, faute de pouvoir m'y installer pour un trimestre, j'espère y faire une nouvelle escapade très bientôt.


Pour ce qui est de la photographie, j'ai eu des hauts et des bas, non par manque d'inspiration mais parce que le boitier de ma nouvelle série s'est avéré ne pas supporter l'hiver romain.
Qu'on imagine donc, à 8° avec un petit soleil sur le capot, tout fonctionne à merveille mais que je stationne à l'ombre et voilà que je ne peux plus réarmer - et j'en viens assez vite à regretter mon précédent boitier en plastique, certes seulement 2 diaphragmes et une vitesse unique mais aucun état d'âme.
Le pire a été le temps qu'il nous a fallut à A. et moi pour comprendre ce qui ce passait vraiment et comment après avoir fonctionné parfaitement au Caffé Greco vingt minutes plus tard impossible de lui arracher trois images successives et que mettre des piles neuves ne suffirait pas  - si vous cherchez des piles neuves de type 357A à Rome, bonne chance,  mon mail est en bas de page* - et que je serai bonne pour l'envoyer en révision à mon retour.

Bref l'horreur !
Un grand merci à Marco Barbon pour son soutien amical et ses adresses dans ces moments difficiles et toute ma reconnaissance à Hervé Thurel / Focale 22 sans les précieux conseils de qui je serais rentrée bredouille et affreusement triste - le shopping chez Missoni ne pouvant pas consoler de tout.

Après quoi, nous avons mis en place des techniques de sioux, du genre le boitier dans un cachemire au fond du sac, je ne le sors que lorsque je suis bien sûre du cadre, s'il fait soleil, je peux faire 4 ou 5 photos, ensuite, je file aux toilettes pour dames, je le mets sous le sèche-mains quelques minutes et je repars en courant vers le motif, je refais quelques images et je retourne aux WC.
S'il pleut - et il a plu vraiment - A. tient le parapluie et après chaque photo, je dois débloquer l'electro-aimant avec la pointe d'un Bic.
La plupart du temps il pleut à verse, les autres jours la température oscille entre 3 et 5°
Nous avons bien essayé de trouver ces sortes de petits sachets de gel auto-chauffants qu'on utilise en montagne mais, apparemment, c'est impossible

A. est là, formidable de fidélité et de patience.

Parfois, mon amour de la photographie argentique
 touche à ses limites,
je l'avoue.  
Le reste du temps j'adore ça !

Demain, je porte les films à Demi-Teinte.
Gageons que tous ces efforts n'aurons pas été  vains.

* contact (a) flore.ws



5.12.12

Repartir, quel plaisir !

Ainsi, finalement je continue, bon an mal an, cette idée de série qui me ramène une nouvelle fois en Italie.
Aujourd'hui Rome




4.12.12

Ça change un peu

© A.


Hier, et cela changeait agréablement, j'étais invitée par Lætitia D.au lycée de Lagny-sur-Marnes pour faire une intervention en milieu scolaire dans le cadre d'un cours "littérature et société".
Franchement, c'est bon de voir qu'il reste dans le public des profs pleins d'énergie, de foi et d'enthousiasme.

 

Pour ma part,  j'étais très fière d'avoir été choisie pour parler de mon métier de photographe à ces adolescents et ravie de  participer.

Après concertation, il avait été décidé que les élèves auraient, dans un premier temps, une projection du documentaire qu'Adrian Claret-Perez a réalisé sur mon travail en Égypte mais que la rencontre serait ensuite axée sur l'orientalisme avec la présentation d'Une femme française en Orient.
Cette série contient tellement de références à la littérature, à la peinture et à mes prédécesseurs que c'était un réel plaisir pour moi de la présenter justement dans ce cadre là.

Durant leurs cours précédents, les élèves avaient préparé des questions en vue de réaliser un article et, de mon côté, j'avais amené  un slide (il parait qu'on ne peut plus dire un diaporama, ça fait ringard) d'une vingtaine d'images et six tirages d'exposition, histoire qu'ils puissent "voir en vrai".

Donc, 50 adolescents, même divisés en deux groupes de 25, pour la femme que je suis, c'est déjà une aventure en soi !

L'aventure, ce n'est pas de parler de photographie ou de mon travail, c'est avec qui on en parle.

Je n'ai pas d'enfant et ma connaissance des post-adolescents se limite à ma relation avec mon filleul Marc et à celle non moins privilégiée que j'entretiens avec Julien S. le plus jeune de mes élèves qui avait à peine seize quand il est arrivé à l'atelier ; pour le reste c'est Gus Van Sant et We need to talk about Kevin.

Tout ça pour dire que je ne m'attendais à rien mais que c'était quand même différent.

Le lycée Van Dongen n'a rien d'une ZEP, loin s'en faut, j'ai passé une heure avec chaque groupe - c'est à la fois court et apparement suffisant - et, rendons leur cette justice, tout le monde a été attentif et courtois avec moi.

Mais, je repars avec ces questions :
"Etais-je comme eux à 15 ou 16 ans ?"
L'adolescence est-elle toujours un mystère pour les adultes ?