29.5.12

Exposition à Tokyo

Avouons-le simplement, alors que se termine mon travail sur l'Orient, je suis extrêmement heureuse et fière de vous annoncer ma première exposition au Japon.
La galerie Wada-Garou de Tokyo présentera un extrait de ma série Une femme française en Orient.
Mon admiration pour les photographes qui m' y ont précédée, tels que Keichi Tahara et Ryuji Taira, double le plaisir que j'ai de voir mes photos accrochées précisément par cette galerie.

J'ai un grand regret de ne pas pouvoir être présente à l'occasion du vernissage mais je fais confiance à ma copine la photographe Deborah Benzaquen  - dont le travail La Desanchantée sera exposé juste avant - pour tout me raconter et faire une poignée de photos-souvenir.

Ma reconnaissance va à ma galeriste Nathalie Locatelli qui a rendu ce projet possible avec son énergie coutumière.

Exposition du 14 juillet au 3 août 2012
Vernissage 23 juin de 17h à 20h

25.5.12

Un retour


Un dernier regard depuis sa terrasse vers le golfe d'Hammamet tout proche derrière les remparts avant de faire prendre ses malles et de mettre la clé sous le pot de l'entrée.Une femme française rentre à Paris.Où l'attendent ses amis.

23.5.12

Quelques notes de voyage

La Médina d'Hammamet                                                                                                                               Photo : A
Je  profite de ce qu'un vent taquin fait tournoyer les transats et les parasols en une folle sarabande au dessus de la piscine pour vous livrer, une fois n'est pas coutume, un billet touristique.
Le Routard ne nous a pas donné de grandes satisfactions durant ce voyage et, pour ma part, j'attends avec impatience le Guide Vuitton Tunis.
J'imagine que le contact avec un pays dépend de beaucoup de choses y compris de la saison choisie et des endroits qu'on a connu avant.

Pour commencer par le positif, je dirai que nous avons eu un temps superbe dans l'ensemble et, comme il y a encore peu de monde, que mai me semble plutôt favorable pour prendre ici quelques vacances même si, pour moi, la lumière est presque toujours trop brutale ; le parti pris d'architecture blanche aggravant encore les choses.
Il faut le dire, en particulier à Tunis, la population est remarquablement aimable, attentive et courtoise.
les souks sont parmi les plus faciles que nous ayons arpentés, les taxis ont un compteur et si l'on ajoute que la nourriture est clémente pour nos fragiles estomacs, ça en fait le pays le plus facile à vivre de notre périple oriental.
Pour ma part, c'est celui que je conseillerais en premier si l'on me demandait mon avis, pour les raisons évoquées ci dessus et pour une autre encore qui est, qu'on me pardonne, qu'il n'y a pas grand-chose à voir ici qu'on ne pourrait voir ailleurs en mieux.
Voir la Mosquée de Tunis après la Mosquée Bleue d'Istanbul, c'est comme lire "L'éternel mari" après "L'idiot" de Dostoïevski, comme commencer l’œuvre d'Henry James par "Les ailes de la colombe", ayant eu le meilleur, on ne peut qu'être légèrement déçu ensuite.
A mon avis donc, mieux vaudra voir Carthage avant Éphèse et la médina miniature d'Hammamet avant Essaouira.
Aucun souk ici ne peut prétendre rivaliser avec Khân el Khalili ni par la taille ni par la diversité du contenu.
D'ailleurs, à propos de contenu, il n'y avait pour ainsi dire rien dans les souks où nous sommes passés, ni pour acheter, encore moins pour rêver.
A Tunis n'en parlons pas ; j'ai vu assez de petits chameaux en plastique rembourré et de palmiers peints sur des tablas pour avoir une idée claire du monde dans lequel on vit.
A Hammamet, si, par malchance, vous ratez les deux boutiques excentrées qui font un peu de qualité*, autant vous crever les yeux avant d'acheter.
Comme je ne pouvais pas croire à tant de laideur répétée et qu'on nous rabat les oreilles avec les poteries de Nabeul et qu'on espère toujours que ce pourrait être mieux ailleurs, nous avons fait le voyage.
Croyez-moi, épargnez vous la fatigue - et la déception - c'est tout pareil là-bas, il n'y a ni miracle, ni perle rare.
De la djellaba clinquante et de la poterie bâclée ad nauseum.
La moitié vient de Chine mais ça vous aviez compris.

Pour finir gentiment, un tuyau.
A Kairouan, dans une petite rue face à la Mosquée de Trois Porte, la minuscule échoppe d'un vieux tisserand.
Cet homme discret et charmant fait quelques couvres-lit très simples en coton blanc naturel et de belles couvertures en laine, le tout orné du motif traditionnel noir et indigo.
Ce n'est pas une boutique mais si vous demandez gentiment, il vous cèdera une pièce ou deux pour un prix extrêmement honnête.
Rien de tape à l’œil et, non, vous ne pouvez pas avoir le même en rose mais au moins quand vous faites votre lit, vous revoyez cet homme, son sourire adorable, le métier à tisser dans l'ombre fraîche et ses mains qui faisaient glisser la navette.
Et puis, au moins, votre argent, il va à qui de droit, à celui qui a fait le travail.

Voilà, c'était juste mon avis.

On est encore à Hammamet demain, si quelqu'un a un tuyau pour nous qu'il parle maintenant ou se taise à jamais !

* La maison de Sara / Atelier de la nature

Derniers jours

Depuis que j'ai abandonné la photographie, nous sommes en vacances et c'est bien agréable.
Je fais encore deux ou trois images quand la lumière est bonne.
Hammamet est comme Venise, mille fois plus belle par temps de brume.
Hier soir, de gros orages noirs traversés par les rayons dorés du soleil couchant surplombaient la médina et une mer houleuse, comme si Moïse allait nous apparaitre d'un instant à l'autre.

J'ai même pas porté un viseur à mon œil gauche, j'ai juste profité.

Carnet de voyage

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21.5.12

Enfin, plus de dauphins sur mon rideau de douche !

Photo : A.
Kairouan-Tunis, via Hammamet

A peine 1h30 de trajet dans ce qui semble être un bus égyptien.
Rendus méfiants par tout ce qui se raconte d'une ville presque aussi touristique que Djerba, nous avons choisi de loger loin du centre.
Au quotidien, l'Hôtel des Citronnier forme un intéressant paradoxe, la battisse coquette, blanche et bleue, sa piscine turquoise, ses chambres parfaitement entretenues contraste avec la clientèle.
L'alcool servi au bar et la non application du "All Inclusive" en usage dans la plupart des hôtels à la suite de la révolution, attire ici une clientèle peu reluisante de locaux avinées, de jeunes garçons serrant de près des femmes à l’age indéfinissable et aux long ongles nacrées, de filles trop maquillés, assises, muettes et les yeux vides auprès d'hommes chaussés de blanc.

Quelques russes apportent sans forcer leur touche personnelle de vulgarité.

Heureusement, tard dans la soirée et jusqu'à l'heure d'un déjeuner tardif, chacun rentre chez soi et nous restons dix à peine dans l'hôtel transformé en vaste villa déserte.
Ainsi, chaque matin, A. et moi jouons seuls dans la piscine avant de bruncher dans un même agréable tête à tête.

18.5.12

C'est plutôt étrange.

Il ne faudrait pas croire que c'est triste.
C'est plutôt étrange.

Depuis 2007, j'arpente les pays du sud du bassin méditerranéen - et il se trouve aussi que ce sont des pays musulmans, on ne peut pas l'occulter - à la recherche de quelques traces réelles ou fictives.
Je m'y suis consacrée avec enthousiasme et du mieux que je pouvais.
Quatre ans c'est un temps honnête pour une série, il me semble.
J'avoue que parfois je me suis demandé ce que j'allais faire "après".
Avec la légère appréhension,inavouable, que peut-être "après" je ne ferai plus rien, que je n'aurai plus rien à dire.
Je n'avais jamais envisagé que la fin d'un désir laisserait assez de place pour voir s'épanouir le suivant, ce qui est pourtant, au fond, assez naturel.

Et puisque c'est le cas, pourquoi s'en désoler, au nom de quelle idée rigide s'obstiner quand le désir n'est plus là, pourquoi plutôt ne pas accueillir avec joie ce qui se présente ?
Je pense à mes dernières petites images comme un possible fragile et précieux.

Photo : A.
Pour le reste, j'ai photographié tant de mosquées, de palmiers, de ruelles désertes que mon coeur, mes yeux en sont lassés.
J'ai un grand désir d'autre chose et ce n'est pas d'hier.
Et ce n'est pas sans rapport avec ma place de femme dans ces pays, avec la place laissée au corps, avec l'idée d'être l'étrangère.

Passés quelques moments de culpabilités - puisque je suis partie, sous-entendu aussi avec ce que ça nous coûte, il faudrait que je ramène des photos* - je suis heureuse d'avoir le loisir de regarder se faire les choses en moi, d'avoir justement du temps pour essayer d'analyser un peu ce processus créatif qui se révolte et que l'art soit une chose si sensible, si profondément ancrée, que ce que l'on a vu hier, que l'on a photographié, a disparu aujourd'hui quand bien même on se retrouve debout devant le motif.

Je vais travailler en "chougnant" chaque jour, je traîne des pieds, je regarde des heures sans voir et quelque part ça m'amuse et ça me rassure.
La preuve répétée chaque matin de mon intégrité intacte.


Naturellement, comme lorsqu'un couple se sépare - parfois encore quelques échos du passé, une tendresse pour ce qui a été - je retrouve ici ou là une émotion, plus exactement il me semble, le souvenir d'une émotion et je tente une dernière image.

On ne se quitte pas comme ça, du jour au lendemain.

*Il est assez singulier de constater que - Une femme française en Orient étant carré en NB - je "vois" parfaitement rectangulaire et en couleurs ; travailler pour Afrik.com me donnant une joie enfantine.

16.5.12

J'aimerais tant voir Syracuse, L'île de Pâques et...


... Kairouan.

La ville très basse semble écrasée par le ciel et sa terrible lumière de midi aveugle celui qui s'obstine au dehors.
Il fait une chaleur brutale qui surprend et accable.
La cité semble peu à peu désertée par ses habitants.


A la terrasse du café Sabra les clients disparaissent au fur et à mesure que la zone d'ombre d'amenuise.
Ils reviendront ce soir.

Pour travailler il faudra être très très matinal, c'est certain.




15.5.12

Small World *

Indépendamment de la facilité d'y vivre, courtoisie des habitants, douceur du temps et nourriture agréable, pas de coup de coeur pour Tunis.

Pas fait un film sérieux en 5 jours.


Une femme française ne trouve pas son Orient dans cette ville blanche dont l'architecture balance entre Art Nouveau et modernité, telle une sorte de Casablanca privée de corniche.

Nous décidons de descendre plus au sud.

Plus profondément, il est possible aussi qu'elle se soit lassée de la répétition des palmiers, des mosquées, des souks, de leurs objets de pacotille, des couffins d'épices, du thé à la menthe, des chats galeux fouillant dans les poubelles de venelles sales, des jolis enfants pauvres, des beaux vieillards mendiants et des scènes typiques.
Le charmeur de serpents a cessé de souffler dans sa flûte, le charme a cessé d'opérer, une femme française se réveille à Sidi Bou Saïd, décor de carton pâte pour touristes crédules, éternellement repeinte de neuf en bleu, ses yeux dessillés ne voient plus Azyiadé derrière ses moucharabiehs et les fines couleurs des aquarelles de Klee ont été piétinées par les milliers de touristes en short vert et débardeur rose que vomissent des autocars quotidiens.

Ici n'est plus Ailleurs, il est temps de partir.

* Small World / Martin Parr

12.5.12

Quelque part entre Tunis et La Goulette

Le touriste a 1h20 pour "faire" Sidi Bou Saïd, achats de souvenirs et thé à la menthe compris, il devra ensuite se rendre à Carthage voir le musée (compter 15min environ) et les Termes d'Antonin toujours au pas de charge ; n'ayant le temps de rien faire, parfois on le voit qui filme en marchant.
Des visites incessantes, à peine ponctuées de pauses-achats rythme ses journées.
Enfin il rentrera ayant vraiment tout vu.

Le voyageur, n'étant tenu de rien, peut aussi bien passer l'après-midi à regarder voler des éléphants en léchant un cornet de glace à la pistache.


Réalisation : FLORE / Montage : A. sur Smartphone

11.5.12

Visite au Musée Bardo

Nous peinons à trouver le bon rythme.
Arrivée trop fatiguée pour sortir travailler à l'aube, j'écris et j'édite après le petit déjeuner, ce qui est fort agréable mais ensuite nous nous retrouvons dehors avec une lumière trop dure et sous un soleil de plomb à marcher dans des rues bondées.
Alors que faire ?
Nous venons de sortir et maintenant nous sommes bien réveillés et rechignons à retrouver notre chambre, si bien que nous arpentons la ville aux pires heures de la journée et que nous sommes morts lorsqu'elle redevient agréable.
Cela n'entâche ni notre enthousiasme, ni notre bonne humeur mais convenons que c'est benêt.
Ainsi ce midi, quand nous arrivons au souk c'est pleine heure de pointe et nous préférons battre en retraite.
Voilà un rythme qui ne nous ressemble guère, pourtant, nous travaillons bien et presque à chaque instant sans même nous en apercevoir.

Donc, tant qu'à être sortis, visite du musée Bardo - comme il exentré, le mieux est de s'y rendre en taxi.
Le notre est aimable, ici les taxis sont le plus souvent aimables. On n'est pas au Caire, il y a un compteur dans la voiture, ce qui évite marchandages et disputes. Bien que le Musée Bardon soit en plein travaux d'extension et de rénovation, il est ouvert au public ; visiteurs et ouvriers s'y côtoient dans les salles - attention de ne pas vous prendre les pieds dans la bâche, éviter de bousculer l'échelle en passant. 
Inévitablement, je pense au Petit Palais et que, durant les travaux, en France, rien de tel n'aurait été envisageable.

A titre personnel, c'est un moment bien agréable qui me ramène des années en arrière.
Dans cette ambiance très familière, nous flanons dans les vastes salles claires admirant des mosaïques toutes plus belles les unes que les autres.
Il y en a partout, aux murs, immences le plus souvent, parfois aux plafonds, elles recouvrent le sol que nous foulons, ce qui ne laisse pas de m'étonner, mal habituée que j'ai été par fréqeuntation de conservateurs.
Mais les gardiens sont affables et vous racontent volontier des histoires ou attirent votre attention vers un détail significatif qui vous aurait échappé, ici des autruches pourchassées et là Ulysse embarquant.

Au sortir, A. et moi convenons avoir été plus émus au Musée Archéologique de Naples par les mosaïques de Pompei et d'Herculanum.
La gamme des teintes plus riche, plus colorée peut-être, la finesse d’exécution plus grande, les rouges si profonds ?
Ici, tout se joue en camaïeux d'ocres et de bruns.
Mais voilà une visite qui nous a donnée beaucoup de plaisir et vaut effectievment le détour.

Un thé sous les platanes


10.5.12

Jour J Paris- Tunis

A peine deux heures de vol entre Paris et Tunis.

Place numérotées et déjeuner au dessus de la mer, de l'avantage des compagnies régulières sur les low coast.
Nous apprécions.

A l'arrivée, ce dont nous avons tant rêvé dans la grisaille parisienne, température idéale et brise légère.

Ville basse qui laisse partout admirer son ciel, Tunis me plait bien d'emblée et m'étonne par son côté kaléidoscope secoué. Ses maisons, ses places, son tramway, tout semble ici avoir été jeté en l'air et être retombé avec grâce quoique dans un désordre complet.

Dans un même temps, pourquoi le nier, je me sens sur le qui-vive comme un chat, attentive à l'air du temps, à l'attitude de ceux que nous croisons.
Une population très jeune, les hommes en jean, la moitié des filles en robe, les cheveux libres, quelques capelines ici et là, pas une once d'hostilité chez ceux à qui nous demandons notre chemin ni de tension apparente ; n'était l'état de l'architecture, à l'ombre des platanes, nous pourrions presque être dans une ville du sud de la France, rendue grouillante par la saison estivale.

A. nous loge à l'Hôtel de Russie.
N'est-ce pas prometteur ?!


9.5.12

Jour J- 1

Grâce à Marie-Noëlle Leroy qui me relaie à la barre du navire pour la durée du voyage, j'ai toute une grosse journée pour régler les derniers détails et préparer les bagages.
Et bien, pour vous dire, ce n'est pas de trop.
Le temps de :
- Récuperer des scanns chez Magnum (merci Hervé).
- Me procurer un nouveau smartphone (merci A.).
- Poser de nouveaux tirages à la galerie Demi-Teinte
- Faire provision de médicaments contre la tourista et autres éventuels menus désagréments.
- Echanger vingt mails et autant de sms avec les élèves pour baliser mon absence.
- Puis encore autant de coup de téléphone à la famille et aux amis en expliquant que, bon, la Tunisie, c'est pas la Syrie.
- De participer à une vente aux enchères au profit de la recherche médicale.
- De convenir avec mon confrère Olivier Guitard d'un déjeuner à Nantes en juin.
- De faire mon sac photo.
- Et mon sac à dos.

C'est déjà demain

Ceux qui seraient curieux de connaitre le matériel avec lequel je pars pourront se référer aux billets des voyages précédents ; le contenu de mon sac restant à peu près identique cette fois-ci encore.
Côté photographe, 40 Tri-X 120 et dix pack de polas (je veux dire des polaroïds, des vrais, pas de ces impossibles Impossible).
Côté nana, les deux bracelets gris-gris signés Les Ames Soeurs, parfaits pour voyager car on peut tout faire avec et une nouvelle blouse fleurie de chez Esprit, choisie parce qu'elle allie un peu de féminité avec l'idée que je me fais de la décence locale.

7.5.12

Jour J - 3 Dernières emplettes

Tandis que les français, selon leurs convictions, fêtent notre nouveau président ou regrettent l'ancien, je parviens à m'échapper de l'atelier quelques instants pour les dernières emplettes d'urgence avant notre départ.

Besoin de vacances ou envie d'en finir avec Une femme française en Orient - que n’attrape-t-elle le choléra à Carthage ? - rarement voyage aura été si mal préparé et j'en serai quitte à lire Une saison tunisienne* à mon retour faute de l'avoir commandé à temps. Idem pour mon nouveau maillot de bain que j'avais choisi décent, une fois n'est pas coutume, et qui repartira sûrement d'où il est venu tandis que j'en serai réduite à mettre un tee-shirt sur mon bikini Princess Tam-Tam pour ne pas m'attirer les regards sur les plage d'Hammamet
  Et tout à l'avenant.
Il est heureux que j'ai prévu quelques films avant que le temps s'accélère sinon nous nous retrouvions en vacances en Tunisie.
Ou.
Quel dommage d'avoir pris la précaution d'acheter des films, sans eux nous eussions pris quelques vacances en Tunisie.


* Une saison tunisienne -  Frédéric Mitterrand et Soraya Elyes-Ferchichi, Actes Sud, 1995

4.5.12

Jour J - 6 Collaboration avec Afrik.com

Afrik.com me confirme qu'ils publieront une de mes photos légendée par jour durant mon voyage en Tunisie.
Je suis ravie et fière et pleine d'enthousiasme - c'est une superbe vitrine qu'Antoine Ganne m'offre là - mais ensuite les heures passant, je commence à sentir une légère pression et les mille questions inévitables affluent, l'angle d'approche, le contenu de la légende, le timing etc.
Me voilà déjà au travail et j'en ai la tête tellement prise que je donnerais cher pour pouvoir commencer sur-le-champ.
J'ai bien conscience du temps que cette simple photographie légendée va prendre sinon dans mes journées du moins dans mon esprit et que ce temps sera pris sur la quête qui à motivé ce voyage, à savoir donner la touche finale à ma série Une femme française en Orient.
Quant à la rédaction de mon blog dans le temps restant, j'ose à peine y penser.
Comme toujours, je suis partagée entre une excitation formidable - car quoi de plus motivant qu'un million de lecteurs potentiels ? - et le doute éternel et si je ne faisais pas une seule bonne photo en Tunisie ?
Une chose est - presque - certaine, je serai en couleurs.
A midi, je me sens comme une cocotte-minute, n'y tenant plus, je file acheter quelques carnets dédiés puis, me souvenant tout à coup des Correspondances New-Yorkaises* de Raymond Depardon pour le journal Libération, je me démène pour mette la main dessus.

A ceux qui, connaissant mon relatif enthousiasme pour le travail de ce photographe, s'étonneraient, je dis que cette collaboration qui montrait durant l'été 1981 des images associées à du texte par le photographe lui-même fait toujours référence.
Je suis donc naturellement curieuse de me remettre cette série en mémoire.
Il me semble toujours enrichissant de voir les travaux de ceux qui nous ont précédés et je ne redoute pas d'être influencée, d'une part parce que l'approche photographique de Depardon est à mille lieux de la mienne, d'autre part parce qu'à mon âge il devient difficile d'être influencée au point que cela rejaillisse sur le fond du travail - est ce un bien, est ce un mal ?.
Par contre, je suis sûre que cette lecture sera nourrissante, ne serait ce que grâce aux questions qu'elle ne manquera pas de soulever en moi.

* New - York de Raymond Depardon et Alain Bergala Ed. Les cahiers du cinéma (réedition de 2006) Prix 25 euros


3.5.12

Souvenir d'Indochine

Mon frère                                         © Sandra Malecot 2011
A propos de Sandra M. voici une des photos d'elle que je préfère,
 peut - être pour son côté abandon dans la  moiteur d'été que je trouve assez durassien.

1.5.12

Ferdax - Le charme d'une époque


En ouverture de son cours d'aujourd'hui, Sandra M. me montre le dernier cadeau que vient de lui faire son Papa ; un petit retardateur Ferdax en parfait état, avec son mode d'emploi en papier bible bleu dans le fond de la boîte.




Je vous laisse découvrir cette merveille d'un autre temps. 


En cherchant à découvrir une possible date de fabrication, je tombe sur La Collection de Sylvain Halgand  et une petite série de déclencheurs-retardateurs de tous types, dont celui-ci qui est de loin mon préféré.







Si quelqu'un connait la date de fabrication du Ferdax, je suis preneuse