11.5.12

Visite au Musée Bardo

Nous peinons à trouver le bon rythme.
Arrivée trop fatiguée pour sortir travailler à l'aube, j'écris et j'édite après le petit déjeuner, ce qui est fort agréable mais ensuite nous nous retrouvons dehors avec une lumière trop dure et sous un soleil de plomb à marcher dans des rues bondées.
Alors que faire ?
Nous venons de sortir et maintenant nous sommes bien réveillés et rechignons à retrouver notre chambre, si bien que nous arpentons la ville aux pires heures de la journée et que nous sommes morts lorsqu'elle redevient agréable.
Cela n'entâche ni notre enthousiasme, ni notre bonne humeur mais convenons que c'est benêt.
Ainsi ce midi, quand nous arrivons au souk c'est pleine heure de pointe et nous préférons battre en retraite.
Voilà un rythme qui ne nous ressemble guère, pourtant, nous travaillons bien et presque à chaque instant sans même nous en apercevoir.

Donc, tant qu'à être sortis, visite du musée Bardo - comme il exentré, le mieux est de s'y rendre en taxi.
Le notre est aimable, ici les taxis sont le plus souvent aimables. On n'est pas au Caire, il y a un compteur dans la voiture, ce qui évite marchandages et disputes. Bien que le Musée Bardon soit en plein travaux d'extension et de rénovation, il est ouvert au public ; visiteurs et ouvriers s'y côtoient dans les salles - attention de ne pas vous prendre les pieds dans la bâche, éviter de bousculer l'échelle en passant. 
Inévitablement, je pense au Petit Palais et que, durant les travaux, en France, rien de tel n'aurait été envisageable.

A titre personnel, c'est un moment bien agréable qui me ramène des années en arrière.
Dans cette ambiance très familière, nous flanons dans les vastes salles claires admirant des mosaïques toutes plus belles les unes que les autres.
Il y en a partout, aux murs, immences le plus souvent, parfois aux plafonds, elles recouvrent le sol que nous foulons, ce qui ne laisse pas de m'étonner, mal habituée que j'ai été par fréqeuntation de conservateurs.
Mais les gardiens sont affables et vous racontent volontier des histoires ou attirent votre attention vers un détail significatif qui vous aurait échappé, ici des autruches pourchassées et là Ulysse embarquant.

Au sortir, A. et moi convenons avoir été plus émus au Musée Archéologique de Naples par les mosaïques de Pompei et d'Herculanum.
La gamme des teintes plus riche, plus colorée peut-être, la finesse d’exécution plus grande, les rouges si profonds ?
Ici, tout se joue en camaïeux d'ocres et de bruns.
Mais voilà une visite qui nous a donnée beaucoup de plaisir et vaut effectievment le détour.

1 commentaire:

  1. Merci de partager votre voyage, c'est tellement agréable de voir, sentir, découvrir avec vous!!
    Amusez vous bien!
    Sandra

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